‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 17 sur 495 · Voyez notre tome I, p · texte numérisé non relu

Voyez notre tome I, p

8. « Très jolie et très à la mode, » dit Dangeau, tome V, p. 330. Elle était poitrinaire et eut une longue agonie. La Gazette fit son éloge en quelques mots, le 1er février, p. 60.

9. Non pas à Montpellier, mais à Pezénas, le 16 janvier. Berwick parle lui-même de la mort de sa femme, dans ses Mémoires, p. 345, et dit qu'elle était de « l'ancienne et illustre famille des Bourke, en Irlande. »

10. Jacques -François de Fitz-James, né le 19 octobre 1696, titré d'abord comte deTynemouth, puis substitué, en 1716, aux titres de duc de Liria et de Xerica, en Espagne, avec la grandesse et la Toison d'or. S'étant établi définitivement dans ce royaume, il y parvint au grade de maréchal de camp avant de partir comme ambassadeur pour la cour de Russie, d'où il passa à celle d'Autriche. Créé lieutenant général en 1732, il mourut à Naples, le 2 juin 1738. — Le maréchal de Berwick eut, d'un second mariage, d'autres fils, qui continuèrent le nom en France.

de1 cette année2 : celui de Mlle de Ghevreuse avec le du marquis marquis de Levis 3, qui en eut la lieutenance générale de j~ ^\f Bourbonnois de son père4, où ils avoient leurs biens, de Ghevreuse. C'étoit un jeune homme bien fait, tout militaire et fort débauché, qui n'avoit jamais eu la plus légère teinture d'éducation, et qui, avec cela, avoit de l'esprit, de la valeur, de l'honneur et beaucoup d'envie de faire5. Son père étoit un homme de beaucoup d'esprit, sans aucunes mœurs, retiré chez lui, et fort obscur à Paris, quand il y venoit; la mère, une joueuse sans fin et partout, avare à | l'excès, et faite et mise comme une porteuse d'eau6. Tout

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