‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 197 sur 495 · Les lettres ga de « gardèrent » corrigent co[nservèrent · texte numérisé non relu

Les lettres ga de « gardèrent » corrigent co[nservèrent

3. Comparez divers passages sur M. de Mayenne, le « Cromwell de la France, » dans les Écrits inédits, tomes III, p. 286-294 (mémoire de 1710 sur les Maisons de Lorraine, de Rohan et de la Tour), et V, p. 231 et 245 (notice sur le duché de Mayenne). Saint-Simon est implacable pour le prince lorrain, tandis que Fontenay-Mareuil, dont pourtant il pratiquait beaucoup les mémoires, rend justice à certains actes.

4. Cette répétition à' exerça après exercice est bien dans le manuscrit-

5. On peut citer les mémoires de Villeroy et ceux de Sully, les histoires de Davila, de J.-A. de Thou, de Pierre Matthieu, d'Agrippa d'Aubigné, la Vie du duc de Mayenne publiée dès 1613 par Nervèze, les Mémoires de la Ligue, les Lettres du cardinal d'Ossat, les Mémoires du duc de Nevers, et autres ouvrages qu'avait Saint-Simon. Mézeray et le P. Daniel insistent aussi sur la puissance que M. de Mayenne s'était arrogée.

lettres de toutes sortes de personnes à lui écrites1. Dans pas une de ces pièces il ne se trouve d'Altesse; c'est vous partout2, et jusqu'à son propre secrétaire ne lui écrit jamais autrement3. Il est donc vrai qu'il n'imaginoit pas de prétendre ce traitement, comme alors ni le duc de Lorraine ni aucun autre souverain qui se faisoient* donner

Y Altesse n'imaginoient pas le Sérénissime*. Ce superlatif ne leur est venu dans la tête et dans l'usage que longtemps depuis, lorsque leurs cadets se sont fait traiter d'Altesse , pour se distinguer d'eux, et cette distinction a été de courte durée : les mêmes qui s'étoient fait donner

Y Altesse comme les souverains, ont pris aussi le Sérénissime presque aussitôt qu'ils l'ont vu inventer; et de là est venue de nos jours Y Altesse Royale, qui n'étoit que pour les enfants de nos rois, descendue aux leurs6, et, à cause

1. Henri Martin (Histoire de France, tome X, p. 305, note) a remarqué que, pendant les états de 1589, Mayenne souscrivait ses lettres à l'assemblée : « Votre bien humble et affectionné serviteur, » et que l'assemblée faisait de même. La noblesse et le tiers état ne consentirent qu'avec peine à lui donner le « Monseigneur », comme le faisaient déjà les députés du clergé. Ses lettres au Parlement sont souscrites : « Votre humble et plus affectionné à vous servir », ou « à vous obéir ».

2. Les Mémoires de Villeroy (p. 254-255) contiennent une lettre où ce ministre dit au duc, en 1594 : « Monseigneur », et : « vous ».

3. Le secrétaire du prince était des Portes-Baudouin. — Comparez deux ou trois pages de la notice du duché de Mercoeur, dans le tome V des Écrits inédits, p. 245-247, le mémoire de 1753, dans le tome IV, p. 432-433, et surtout la suite des Mémoires, tome VI, p. 362-365. Saint-Simon avait dans ses papiers (vol. 40, France 195) un protocole des formules de suscription, souscription, etc., du temps de Louis XIII.

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