‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 225 sur 495 · Après est en interligne, au-dessus d'ensuite, biffé · texte numérisé non relu

Après est en interligne, au-dessus d'ensuite, biffé

3. Tout cela est copié presque textuellement du Journal de Dangeau.

point de la sorte le lendemain jeudi, 7 août, les deux pardons demandés et en propres termes, et M. de Vendôme présent avec son frère. Ce ne fut pas sans que nature pâtît cruellement en tous les deux; mais il fallut avaler le calice et calmer les princes du sang, qui étoient extrêmement animés1.

L'électeur de Pendant les jours de cette querelle2, un envoyé de Saxe reconnu l'électeur de Saxe qui venoit d'arriver3 à Paris eut au-

roi de Pologne . ^

par le Roi. dience du Roi, et son maître fut publiquement reconnu ici roi de Pologne4.

1. Dangeau dit : « M. de Vendôme s'est comporté dans toute cette affaire avec beaucoup d'esprit et tant de sagesse, qu'il a désarmé les princes du sang, qui étoient fort animés. » (Journal, tome VI, p. 393.) Dans ses notes de l'année 1698 (Arch. nat., M 757, p. 105-106), le P.Léonard ajoute quelques détails sur l'accommodement : « ....Pendant le temps de sa détention (du Grand Prieur), M. le duc de Vendôme, son frère aîné, fut toujours en mouvement.... Le 12..., S. M., l'ayant fait entrer dans son cabinet, lui fit une forte mercuriale du manque de respect qu'il avoit eu pour M. de Conti, prince du sang, et pour Mgr le Dauphin, dans la maison duquel il s'étoit emporté. Le Grand Prieur a demandé pardon à Mgr le Dauphin de son emportement dans sa maison. Il a embrassé les genoux de M. le prince de Conti, en lui demandant pardon ; qui lui dit qu'il lui pardonnoit, qu'il ne songeoit plus à ce qui

s'étoit passé entr'eux, et qu'il vouloit vivre avec lui en bonne amitié

Le Grand Prieur alla ensuite à l'hôtel de Condé, voir les princes du sang, savoir : Monsieur le Prince et M. le duc de Bourbon, son fils, pour leur demander pardon de ce qui lui étoit arrivé avec M. le prince de Conti. » Les rapports de l'ambassadeur Erizzo font connaître que le duc du Maine, quoique allié au prince de Conti, et le comte de Toulouse, tous deux intéressés à la cause des bâtards, prirent la défense du Grand Prieur, comme Saint-Simon le raconte.

2. Journal de Dangeau, 29 juillet (tome VI, p. 388) : « Le Roi, après son lever, donna audience au général Jourdan, envoyé du nouveau roi de Pologne. Il eut audience ensuite de toute la maison royale. » C'était un livonien, major général dans les troupes de l'Électeur. Il est appelé Jordan par la Gazette d'Amsterdam (n° lxiii) et par le Mercure historique et politique, qui reproduit ses discours (tome XXV, p. 445- 447), et Jordanis par le baron de Breteuil, dans ses mémoires sur les réceptions d'ambassadeurs (ms. Arsenal 3860, p. 207).

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