‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 264 sur 495 · Et est ajouté en interligne, entre Bourg" et M · texte numérisé non relu

Et est ajouté en interligne, entre Bourg" et M

8. Le 1" septembre : Journal de Dangeau, tome VI, p. 407, où se trouve en note l'article du Mercure, description très intéressante des prodiges que le maréchal avait réalisés dans son installation passagère.

avec tant de surprise, qu'au retour à Compiègne, le Roi dit à Livry1, qui, par son ordre, avoit préparé des tables au camp pour Mgr le duc de Bourgogne, qu'il ne falloit point que ce prince en tînt; que, quoi qu'il pût faire, ce ne seroit rien en comparaison de ce qu'il venoit de voir, et que, quand son petit-fils iroit à l'avenir au camp, il dineroit chez le maréchal de Boufflers2. Le Roi s'amusa fort à voir et à faire voir les troupes aux dames, leur arrivée, leur campement, leurs distributions, en un mot, tous les détails d'un camp3, des détachements, des marches, des fourrages, des exercices, de petits combats, des convois*. Mme la duchesse de Bourgogne, les Princesses, Monseigneur, firent souvent collation chez le maréchal, où la maréchale de Boufflers leur faisoit les honneurs. Monseigneur y dîna quelquefois, et le Roi y mena dîner le roi d'Angleterre, qui vint passer trois ou quatre jours au camp3. Il y avoit longues années que le Roi n'avoit fait cet honneur à personne, et la singularité de traiter deux rois ensemble fut grande. Monseigneur et les trois princes ses enfants y dînèrent aussi, et dix ou douze hommes des

1. Le premier maître d'hôtel du Roi : tome II, p. 84. Sur ses fonctions, voyez l'État de la France, 1698, tome I, p. 61 et suivantes.

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