‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 265 sur 495 · Journal de Dangeau, tome VI, p · texte numérisé non relu

Journal de Dangeau, tome VI, p

3. Ces détails se trouvent dans le Mercure, ainsi que dans les articles de la Gazette d'Amsterdam que nous reproduisons à l'Appendice.

4. Tout avait été réglé par le Roi à l'avance, jour par jour, dans un mémoire autographe que le fils de Boufflers remit plus tard à Louis XV, et qui, étant passé ensuite dans les collections de Monteil (Traité des matériaux manuscrits, tome I, p. 77-78), de là dans la bibliothèque du Louvre, disparut dans l'incendie de 1871. Le texte en avait été publié dès 1837, dans la Revue des armées, puis, par Vatout, en 1848, dans sa monographie du Château de Compiègne, p. 579-582, et par M. Caillette de l'Hervilliers, en 1869, dans Compiègne, sa forêt, ses alentours, p. 185-189.

5. Journal de Dangeau, tome VI, p. 416-420. Le Mercure donne quelques menus. Le 7, pour Monseigneur (p. 188-189), il y eut vingt plats, tant potages que hors-d'œuvre, et les potages furent relevés par d'autres entrées; rôt de chapons de Bruges, poules de Caux, faisandeaux et perdreaux; entremets et fruits merveilleux. Il y a aussi la description d'un dîner offert à la duchesse de Bourgogne (p. 244-246).

principaux de la cour et de l'armée. Le Roi pressa fort le maréchal de se mettre à table ; il ne voulut jamais : il servit le Roi et le roi d'Angleterre, et le duc de Gramont, son beau-père, servit Monseigneur. Ils avoient1 vu, en y allant, les troupes à pied, à la tête de leurs camps, et, en revenant, ils virent faire l'exercice à toute l'infanterie, les deux lignes face à face l'une de l'autre2. La veille, le Roi avoit mené le roi d'Angleterre à la revue de l'armée. Mme la duchesse de Bourgogne3 la vit dans son carrosse; elle y avoit Madame la Duchesse, Mme la princesse de Conti et toutes les dames titrées ; deux autres de ses carrosses la suivirent, remplis de toutes les autres dames*. Il arriva, sur cette revue, une plaisante aventure au comte de Tessé5. Il étoit colonel général des dragons6. M. de Lauzun lui demanda, deux jours auparavant, avec cet air de bonté, de douceur et de simplicité qu'il prenoit presque toujours, s'il avoit songé à ce qu'il lui falloit pour saluer le Roi à la tète des dragons; et là-dessus entrèrent1 en récit du cheval, de l'habit et de l'équipage. Après les louanges : « Mais le chapeau? lui dit bonnement Lauzun; je ne vous en entends point parler. — Mais non, répondit l'autre; je compte d'avoir un bonnet. — Un bonnet! reprit Lauzun, mais y pensez-vous? Un bonnet! Gela est bon pour tous les autres; mais le colonel général avoir un bonnet! Monsieur le comte, vous n'y pensez pas. —

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