‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 33 sur 495 · Par les la Rovere : tome III, p. 3 et · texte numérisé non relu

Par les la Rovere : tome III, p. 3 et

3. Flavio Orsino (sic), cinquième duc de Bracciano et de San-Gemini, prince deNerola et du Saint-Empire, grand d'Espagne, né le 4 mars 1620, et mort sans postérité le 5 avril 1698. Veuf, le 29 avril 1674, d'Hippolyte Lodovisio, qui était veuve elle-même d'un Aldobrandini et nièce de Grégoire XV, il s'était remarié l'année suivante (voyez nos tomes II, p. 260, et III, p. 3, et ci-après, p. 105) avec la veuve de M. de Chalais, celle qui fut plus tard princesse des Ursins. Sur les prétentions des Orsini à avoir les privilèges de prince en France, voyez les Mémoires de Pomponne, tome I, p. 52-55, et la notice consacrée par Saint-Simon au duc de San-Gemini, Jean-Antoine Orsini, grand-père maternel de M. de Bracciano, qui avait été compris aussi dans la promotion faite à Rome le 12 mars 1608, sous Henri IV. Nous plaçons cette notice à l'Appendice, n« III.

4. Laurent-Onufre Colonna de Gioëni, duc de Tagliacozzo, prince de Palliano et de Castiglione, devenu grand connétable du royaume de Naples après son père, en 1659, grand d'Espagne, chevalier de la Toison d'or, vice-roi d'Aragon, puis de Naples, mort le 15 avril 1689, à cinquante-trois ans. Il avait épousé en 1661 une des Mancini nièces de Mazarin, dont les Mémoires parleront plusieurs fois. Un portrait de lui est dans le ms. Clairambault 1159, fol. 30. La charge de grand connétable du royaume de Naples appartenait à cette maison depuis 1520.

5. La Gazette de 1671, p. 429, et les Mémoires de la cour d'Espagne, par Mme d'Aulnoy, en 1681, éd. 1876, p. 325, font mention de deux différends de préséance entre le connétable Colonna et les barons romains. Dès le treizième siècle, on s'accordait pour mettre en tête de cette aristocratie, et comme à part, les quatre maisons Orsini, Colonna, Savelli et Conti. Voyez notre appendice IV, sur le duc de Bracciano.

Chevaliers

du

Saint-Esprit

romains

en 4675.

Idd. S'-S. 23S]

collier de l'ordre du Saint-Esprit1, et c'étoient des Ursins2, des Colonnes3, des Sforzes4 qui l'avoient eu, bien différents en tout de Vaïni. Je dis que le duc de Bracciano l'avoit porté longtemps : M. de Nevers5, par commission du Roi, le lui avoit donné à Rome, en septembre 16756, et le même jour au duc Sforze7, veuf d'une

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