‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 34 sur 495 · Voyez la phrase suivante · texte numérisé non relu

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2. « Ursins ou Orsini (des), maison des plus illustres et des plus anciennes d'Italie, qui subsiste depuis plusieurs siècles, et qui a produit cinq papes et plus de trente cardinaux à l'Église, outre un grand nombre de sénateurs romains et de grands capitaines. » (Moréri.) Voyez les généalogies de Sansovino et d'Imhof, et nos appendices III et IV.

3. La maison Colonna passa pour être la première de Rome après l'extinction des Orsini. Sa généalogie est aussi dans le Moréri ; des notes et des documents sont réunis dans le ms. Clairambault 1159, fol. 29 et suivants. Les Orsini et les Colonna, ainsi que les Savelli, étaient dévoués à la France dès le temps de Charles VIII.

4. La maison de Sforza (en France : Sforze, ou plutôt : Sforcé) n'avait eu d'illustration qu'à partir du quinzième siècle. C'est un bâtard de son premier auteur qui, en s'alliant à une bâtarde du duc de Milan, assit sur ce trône ducal le fils issu de leur mariage. Voyez nos Mémoires, tome XI, p. 192-193, et la notice indiquée ci-dessous, note 7.

5. Philippe-Julien Mancini-Mazarini, fils d'une sœur cadette du cardinal Mazarin, titré d'abord duc de Donzy par son oncle, puis appelé à lui succéder comme duc de Nevers et pair de France, fut gouverneur des provinces de Nivernois et de Donziois, de la Rochelle, de Brouage, etc., capitaine de la première compagnie des mousquetaires en 1657, chevalier de l'Ordre à la promotion de 1661. Il mourut à Paris le 8 mai 1707, âgé de soixante-six ans. Les Mémoires parleront de lui à cette date.

6. Voyez la Gazette de 1675, p. 764, et VHistoirc généalogique, tome IX, p. 209-210, promotion faite à Rome le 29 septembre 1675. C'est ce dernier ouvrage que Saint-Simon a sous les yeux en ce moment.

7. Louis-François-Marie Sforza, duc de Sforza, d'Ognano et de Segni, comte de Savella et de Santa-Fiora, mort le 7 mars 1685, à soixantesept ans, sans laisser postérité de ses deux mariages. Voyez son portrait, d'après Nattier (Rome, 1708), dans le ms. Clairambault 1159, fol. 43, et sa notice dans le volume Saint-Simon 34 (France 189), fol. 128 v°, où son grand-père le duc de Segni, également fait chevalier des ordres en 1608, et mort en 1631, a aussi un article, très complet sur l'histoire de la maison, fol. 97 v°. Il est parlé du duc Sforce dans les Mémoires de Pomponne, tome I, p. 54, à propos du traitement de prince qu'il avait obtenu de la France.

Colonne1 et lors gendre de Mme de Thiange2, sœur de Mme de Montespan (et sa femme est la duchesse Sforze3 qu'après sa mort nous avons tant vue à la cour4), et au prince de Sonnino5, qui étoit Colonne, fils du connétable6. Tout cela n'étoit point des Vaïni. Lors de l'éclat L'Ordre entre Innocent XI et le Roi pour les franchises du quar- renJÎ$É

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lier des ambassadeurs a nome7, et que M. de Lavar- par le duc

1. Artémise Colonna, fille du duc de Carbognano, morte en décembre 1676.

2. Gabrielle de Rochechouart-Mortemart, baptisée à trois ans, le 30 janvier 1634, mariée en 1655 à Claude-Léonor Damas, marquis de Thiange, et morte à Paris le 12 septembre 1693. Sa fille aînée épousa en 1670 le duc de Nevers (Mancini) cité plus haut.

3. Louise-Adélaïde de Damas-Thiange, mariée le 30 octobre 1678 (Gazette, p. 909-910 et 922), et morte le 3 février 1730, à soixante-seize ans environ, étant dame d'honneur de Madame. Son contrat de mariage avait été signé et ses fiançailles célébrées dans la chambre du Roi, comme pour les princesses. Elle signait : la Duchesse Sforsse.

4. C'est en mars 1687 que la veuve du duc Sforce revint à Paris, en compagnie de son beau-frère le duc de Nevers, plus belle que jamais et enrichie de cent mille livres de rente, avec beaucoup de pierreries et de vaisselle précieuse, par un legs de son mari (Journal de Dangeau, tomes I, p. 145, et II, p. 19; Journal du P. Léonard, ms. Fr. 10 265, fol. 218 v°). Saint-Simon, qui fut très lié avec cette duchesse, sa parente maternelle (Mémoires, tome XI, p. 194), parlera souvent d'elle.

5. Philippe Colonna, prince de Sonnino, mourut le 21 avril 1686. Voyez son article dans le vol. Saint-Simon 34 (France 189), fol. 128 v°, dans les Mémoires de Pomponne, tome I, p. 54, et dans le Journal de Dangeau, tome I, p. 336, et son portrait dans le ms. Clairambault 1159, fol. 32, 34 et 39. C'est son mariage avec une des filles du duc Cesarini, placées par leur père sous la protection du roi de France, qui l'avait amené à se déclarer aussi pour ce pays. En 1679, il obtint la naturalisation française pour son troisième fils, le chevalier Colonna (Gazette, p. 346).

6. Ce prince n'était pas fils du connétable Colonna nommé plus haut, mais son frère ; il est vrai que leur père était aussi connétable, comme je l'ai dit.

7. L'ambassade de France était la seule qui eût conservé ces privilèges d'immunité et de juridiction vraiment exorbitants, et d'ailleurs non écrits dans les lois. A la mort du duc d'Estrées, le saint-siège déclara sa résolution de les supprimer; mais Louis XIV répliqua très énergiquement qu'il voulait leur maintien, et c'est peu de jours après,

de Bracciano, din l l'étoit en 1688, que ce pape ne voulut jamais voir et qu'il excommunia2, le duc de Bracciano3 renvoya au Roi le collier de son ordre quoique marié à une françoise, depuis la célèbre princesse des Ursins, et prit la Toison d'or du roi d'Espagne; c'est le premier, depuis l'institution de l'ordre du Saint-Esprit, qui l'ait renvoyé4.

le 19 avril 1687, que M. de Lavardin fut nommé ambassadeur (Dan- (jeau, tome II, p. 27 et 34; Sourches, tome II, p. 25; Saint-Simon, Parallèle des trois premiers rois Bourbons, p. 227).

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