‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 4 sur 495 · Correspondance de Fénelon, tome VIII, p. 56 et · texte numérisé non relu

Correspondance de Fénelon, tome VIII, p. 56 et

5. Dangeau dit, le 17 janvier (tome VI. p. 279) : « Le Roi entretint

Elle fut bientôt finie : l'archevêque n'osa pousser les choses à bout et voulut faire sa cour, et les jésuites, au désespoir de s'être embourbés avec trop de confiance, ne cherchoient qu'à sortir de ce mauvais pas1. Cela finit donc, de l'avis du premier président, par une visite à l'archevêque du provincial et des trois supérieurs des trois maisons de Paris2, qui, sans lui parler plus de son ordonnance3, ne lui demandèrent autre chose que de vouloir

longtemps l'archevêque de Reims et le P. de la Chaise, chacun en particulier, et à plusieurs reprises. S. M. veut faire finir l'affaire qui est entre cet archevêque et les jésuites, qui s'aigrissoit fort et qui auroit été une occasion de scandale aux esprits mal faits. S. M., du consentement des parties, leur a donné le premier président pour arbitre, et avec ordre que cela soit terminé les premiers jours de la semaine qui vient. »

1. Dans une lettre du 10 janvier 1698 (et non 1700, comme Lavallée l'a cru), Mme de Maintenon écrivait à l'archevêque de Paris : « L'affaire de Monsieur de Reims contre les jésuites est très fâcheuse. Il est sûr que ce sera un grand scandale, et, quoique le Roi assure fort qu'il ne s'en mêlera pas, il est fort à craindre que M. le premier président ne croie faire sa cour en soutenant les jésuites, et que l'épiscopat n'en souffre. » (Correspondance générale, tome IV, p. 306-307.)

2. On sait que la Compagnie de Jésus avait à sa tête un général perpétuel et absolu, avec cinq assistants pour les nations ou provinces d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne, de France et de Portugal, chaque province étant gouvernée par un provincial, chaque maison par un supérieur, ou, pour les collèges, par un recteur, à la nomination du général. — Selon la Gazette d'Amsterdam (n° ix), la déclaration des Pères fut remise à l'archevêque le 23 janvier, en présence des évêques de Soissons et de Laon, ses suffragants, de l'abbé Roulland, son grand vicaire, et de l'abbé Boileau, chanoine de la Sainte-Chapelle, par Jacques le Picard, provincial des jésuites de la province de France, Louis le Valois, supérieur de la maison professe, Pierre Pommereau, recteur du collège de Louis-le-Grand, et Isaac Martineau, recteur du Noviciat de Paris. Le texte en est donné dans l'Extraordinaire xi (il est aussi dans les papiers du P. Léonard, M 757, 170e portefeuille, p. 52-54), et parait conforme à l'analyse de Saint-Simon. « Au reste, ajoutait le correspondant de la Gazette d'Amsterdam, cet accommodement ne regarde point le fond de l'affaire, mais seulement la forme, et le tour qu'on a pris pour ménager les expressions sur un point aussi délicat en fait bien sentir la difficulté. » Comparez le ms. Clairambault 290, p. 501.

3. Ordce, ici encore, est en interligne, au-dessus de mandemK biffé.

être persuadé de la sincérité de leurs respects et de la protestation qu'ils lui faisoient qu'aucun des leurs1 n'étoit capable d'avoir fait l'écrit dont il avoit lieu de se plaindre, qu'il avoit paru sans qu'ils en eussent eu la moindre connoissance, et qu'ils l'improuvoient2 de tout leur cœur, en le suppliant de les honorer du retour de sa bienveillance. L'archevêque les reçut, et leur répondit assez cavalièrement. Ils ne s'en aimèrent pas mieux8; mais, de part et d'autre, ils n'osèrent plus s'escarmoucher*.

Sainctot3, introducteur des ambassadeurs6, fit faire une Deux

sottise à la duchesse du Lude qui pensa devenir embar-

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