‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 419 sur 495 · Ainsi dans le manuscrit, pour Rheinfeld · texte numérisé non relu

Ainsi dans le manuscrit, pour Rheinfeld

2. Saint-Simon, après avoir surchargé branche en maison, a biffé ce mot -et l'a récrit à la suite.

LA MAISON DE ROHAN AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. 52a

pour dire que, le nom et les armes de Rohan ayant été très vivement contestés par ceux de cette maison au duc de Rohan, fils de cette héritière il les soutint avec la même chaleur à Tétonnement public de ne voir pas saisir avec avidité l'occasion inespérable de secouer le joug d'un nom €t d'armes d'autrui à un homme <le si grand nom, si ancien et si illustre, et il gagna son procès en entier et à toutes voix par arrêt ren- •<3hi...., au Conseil, Louis XIV présent, bien que très partial contre lui.

un fils, qui a postérité de la fille du marquis de Vardes Bec-Crespin, si connu par ses galanteries , sa faveur, son long exil et ses disgrâces, chevalier du Saint- Esprit, capitaine des Cent -Suisses de la garde du Roi, gouverneur d'Aigues-Mortes,mort ...., et trois filles :

l'aînée, célèbre par le goût du Roi pour elle, mariée au prince de Soubise (on les verra ci-dessous) ; la seconde, connue par la célèbre foiblesse de M. de Turenne pour elle, mariée au marquis de Coëtquen ; la dernière, en secondes noces, au prince d'Espinoy, amie intime de M. de Louvois, qui obtint que son fils auroit un brevet d'honneurs de duc à brevet sans passer plus loin, en sorte que son cadet ni ses filles n'ont jamais eu ni rang, ni honneurs, ni distinction. Son

leurs sœurs descendoient de Jean II, roi de Navarre, père de la vicomtesse de Rohan, leur grand'mère1.

Ce même Jean II étoit grand-père de la reine de Navarre , Jeanne d'Albret, mère d'Henri IV : ce qui donnoit l'honneur au duc de Rohan, à son frère et à ses sœurs d'être issus de germains d'Henri IV par une descendance commune. Maximilien, duc de Sully, beau-père du duc de Rohan, le fit valoir de tout son crédit auprès de ce prince, dont il étoit le principal ministre et favori, et en obtint le tabouret personnel pour Mlle de Rohan, qui finit avec elle, bien que l'alliance avec nos Rois ait subsisté dans la postérité , ci à côté , du duc de Rohan, qui n'a eu ni rang ni honneurs, qui se seroientété2 répandus en la plupart des grandes maisons et en plusieurs moindres, s'ils avoient été une suite de parentés semblables. Il est à remarquer que la branche de Montbazon ne vient point de Jean II, roi de Navarre, et que Mme de Soubise, fille de l'héritière de Rohan et petite-fille du duc de Rohan frère de Mlle de Rohan, dont est cet article, n'a jamais prétendu le tabouret fille, que Madame sa mère n'eut avant son mariage qu'en qualité de duchesse d'une dignité femelle, et qui fit M. Chabot, son mari, duc de Rohan et pair de France, avec lettres de continuation, comme d'usage alors et de droit en tels cas. Rien donc de plus personnel que ce tabouret de Mlle de Rohan, qui est le premier qu'ait eu une

1. Ici, ce mot composé, contre l'usage ordinaire de Saint-Simon, est écrit avec l'apostrophe.

2. Ainsi, dan» le manuscrit. Seroient semble corriger auroient.

mari en avoit obtenu un pareil, le premier de sa maison, par la faveur de M. de Charost, capitaine des gardes du corps, en épousant sa fille en premières noces , dont la fille uniqueépousalemarquis de Charost, son cousin, devenu depuis duc et pair de France après Monsieur son père, et capitaine des gardes du corps. C'est le petit-tils de cette princesse d'Espinoy qui est devenu duc et pair de France. Il est à remarquer que Mlles d'Espinoy et de Melun, ses tantes, n'ont point été mariées et ont passé leur vie à la cour sans rang, honneurs, ni tabouret. Ces trois filles de l'héritière de Rohan et de M. Chabot ont eu toutes postérité.

fille de cette maison, sans alliance.

Elle mourut

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