Ibidem, p. 49. — 5. Ibidem, p. 56. — 6. Ibidem, p
7. Ibidem, p. 63-64. C'est de Mme de Coulanges que la marquise, alors à Livry, tenait tous ces détails.
8. Souvenirs de Mme de Caylus, p. 486; comparez les Mémoires de Mademoiselle, tome IV, p. 419-420.
Scrit encore à la date du 30 septembre * : « Tout le monde croit que l'ami n'a plus d'amour et que Mme de *** est embarrassée entre les conséquences qui suivroient le retour des faveurs et le danger de n'en plus faire, crainte qu'on n'en cherche ailleurs. Outre cela, le parti del'amitié n'est point pris nettement : tant de beauté encore et tant d'orgueil se réduisent difficilement à la seconde place. Les jalousies sont vives ; mais ont-elles jamais rien empêché? Il est certain qu'il y a eu des regards, des façons pour la bonne femme ; mais, quoique tout ce que vous dites soit parfaitement vrai, elle est une autre, et c'est beaucoup. Bien des gens croient qu'elle est conseillée pour lever l'étendard d'une telle perfidie, avec si peu d'apparence d'en jouir longtemps : elle seroit précisément en butte à la fureur de Mme de Montespan ; elle ouvriroit le chemin de l'infidélité, et ne serviroit que comme d'un passage pour aller à d'autres plus jeunes et plus ragoûtantes. Voilà nos réflexions ; et cependant chacun regarde, et l'on croit que le temps découvrira quelque chose. Cependant la bonne femme a demandé le congé de son époux, et, depuis son retour, elle ne paroît ni parée, ni autrement qu'à l'ordinaire*. » Et huit jours plus tard3 : « La vision de la bonne femme passe à vue d'oeil; mais c'est sans croire qu'il y ait plus autre chose que la crainte qui attache à Quanto. » En fermant cette dernière lettre, la marquise ajoute : « Mme de Soubise est allée voir son mari malade en Flandre; cela me plaît. Voyez la Gazette de Hollande. » En effet, la feuille publiée à Amsterdam avait donné toute une série d'informations ; celle-ci d'abord, sous la rubrique de Paris, 25 septembre : « Mme de Soubise, une des plus belles personnes de la cour, s'étoit absentée pour quelque ombrage qu'elle y donnoit à d'autres ; mais on l'a rappelée et on lui a envoyé des relais de carrosses pour la faire revenir à la cour, et elle sera apparemment du voyage de Villers-Cotterets. » Quatre jours plus tard (de Paris, 29 septembre), le correspondant avait annoncé que, parmi les habits en préparation pour le voyage de Villers-Cotterets, ceux de Mme de Soubise et de la comtesse de Guiche seraient « les plus galants. » Le 9 octobre, voulant sans doute réparer l'effet de la première nouvelle, il affirme que « Mme de Soubise est parfaitement bien en cour. » Quant au voyage en Flandre qui aurait « fermé la bouche4, » il n'eut pas lieu : « Mme de Soubise étoit partie pour aller trouver M. le duc (sic) de Soubise son