Leurs, au pluriel, dans le manuscrit
si prostituée, que Monsieur de Savoie ne put plus supporter ce qu'il en apprenoit1. Quelque temps après, il envoya une2 dame de Savoie3 ici, où Mlle de Soissons se devoit rendre, pour les conduire toutes deux dans ses États, où il comptoit de les resserrer fort dans un couvent ; mais, à la fin, elles obtinrent, l'une de retourner chez sa mère à Bruxelles, l'autre de l'y aller trouver d'ici*. Pendant ce temps-là, le comte de Soissons5, leur frère aîné, qui étoit sorti d'ici depuis quelques années6 quoique comblé des grâces et des bontés du Roi, continuons à courir l'Europe pour chercher du service et du pain. On n'en avoit voulu ni en Angleterre, ni en Allemagne, ni à Venise7 : il s'en alla chercher fortune en
1. Voyez à l'Appendice, n° V, l'article des Annales de la cour que nous y reproduisons avec une lettre de la mère des princesses, que nous empruntons à {'Isographie des hommes célèbres. La Gazette d'Amsterdam annonce la nouvelle dans ses n03 xx et xxvi.