‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 55 sur 495 · Ni avoir jamais fait · texte numérisé non relu

Ni avoir jamais fait

4. Des rédactions antérieures de cet épisode se trouvent dans les Additions au Journal de Dangeau, tome VII, p. 88 (ci-après, n° 245), et tome XII, p. 313, et dans la notice du P. de la Chaise, publiée par M. Faugère au tome II des Écrits inédits de Saint-Simon, p. 465.

5. Nettement est en interligne, au-dessus de clairement, biffé.

j 6. Les faits allégués. Littré cite trois exemples de notre auteur.

7. Un fait singulier à noter, c'est que Fénelon, nommé jadis au même évêché de Poitiers, avait été rayé de la feuille à cause de ses rapports sur les conversions de Saintonge.

point, et, tant qu'il a vécu, il a souvent fait de nouveaux efforts, mais tous aussi inutiles1.

On sut aussi qui étoit le faux délateur et qui avoit fait \Add. S*-S. 245] et envoyé ces calomnies atroces : c'étoit l'abbé de la Chastre2, frère du gendre du marquis de Lavardin3. Il étoit aumônier du Roi depuis longtemps, et il enrageoit de n'être point évêque et contre tous ceux qui le devenoient. C'étoit un homme qui ne manquoit pas d'esprit, mais pointu, désagréable, pointilleux, fort ignorant parce qu'il n'avoit jamais voulu rien faire, et si perdu de mœurs que je lui vis dire la messe à la Chapelle, un mercredi des Cendres, après avoir passé la nuit masqué au bal, faisant et disant les dernières ordures, à ce que vit et entendit M. de la Vrillière*, devant qui il se démasqua, et qui me le conta le lendemain matin, une demi-heure avant que je le rencontrasse habillé, allant à l'autel. D'autres aventures l'avoient déjà perdu auprès du Roi pour être évêque; il étoit fort connu et fort méprisé5. Il ne6 porta pas loin le châtiment de son dernier

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