‹ Memoires de Saint-Simon (volume 2)Chapitre 79 sur 495 · L'abbé corrige le ca[rdina · texte numérisé non relu

L'abbé corrige le ca[rdina

5. Il protesta n'avoir jamais pensé à l'abbé d'Auvergne, qu'il savait désagréable à la cour : lettres de Bossuet et de son neveu, iO et ±1 avril

de faire l'évêque de Javarin, ne l'étoit pas au point où le cardinal de Bouillon l'avoit mandé pour faire agréer l'expédient qu'il avançoit, et qui, plus françois en son âme qu'impérial1, voyoit l'extrême répugnance du Roi pour cet évêque, temporisa si bien qu'il mourut sans le faire cardinal2, et manifesta de plus en plus, par cette conduite, l'audacieux mensonge du cardinal de Bouillon3, que ce pape avoit fait mander aussi au Roi4.

Trois mariages se suivirent de près, à la fin de février et au commencement de mars.

Mariage Souvré5, frère, de Barbezieux et maître de la garde-

et 3 juin 1698. La Relation de l'abbé Phélippeaux donne quelques renseignements sur ses manœuvres en cour de Rome (tome II, p. 39-40). Quant à la correspondance officielle, elle ne contient rien sur l'abbé d'Auvergne. Aucune instruction n'avait été donnée à l'avance ; mais le cardinal, ayant annoncé, le 24 décembre 1697, qu'il y avait des tendances à nommer le candidat impérial, et demandant à mettre quelque nom français en avant, le Roi désigna l'archevêque de Paris (Noailles), sauf à s'opposer à toute nomination, si le cardinal ne voyait pas jour à réussir : ce qui eut lieu en effet. (Affaires étrangères, vol. Rome 385, fol. 232; 386, fol. 59-68; 387, fol. 126, 131-134 et 220 v° à 222 v°.)

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