Le fabricant de cartes ou celui qui les débitait
4. On appelait pipées des cartes préparées à l'avance, soit marquées d'un signe imperceptible, qui permettait de les reconnaître au passage, soit disposées dans un ordre de convention. Voyez, dans les Archives de la Bastille, tome IV, p. 52, un mémoire dressé par M. de la Reynie à propos de l'affaire Saissac.
5. On peut se souvenir que la découverte d'un fait absolument analogue a amené, en 1884, la dissolution momentanée d'un des principaux cercles de Paris. Mais les mémoires du temps, ceux du comte de Gramont, par exemple, prouvent que la tricherie était alors d'un usage courant, et le propre frère de Saissac avait été accusé aussi d'avoir « pipé » dix-huit mille livres au maréchal de Gramont, en 1666 : voyez la Correspondance administrative, tome II, p. 171°.
6. Il vendit, en septembre 1671, non à Tilladet, comme le dit l'Addition, mais au tils de M. de Lionne, qui, tout aussi malheureux, fut obligé de revendre, en mai 1689, à M. de Souvré, dont le mariage vient d'être raconté ci-dessus, p. 116-117.