L'église paroissiale de Versailles : tome IV, p
5. M. de Toulouse avait pris l'appartement des Bains, fait jadis pour Mme de Montespan et abandonné par le duc du Maine, en février 1692 (Mémoires de Sourches, tome IV, p. 14; Mémoires de Lmjnes, tomes X, p. 173 et 180, et XI, p. 448; Dussieux, le Château de Versailles, tome I, p. 291-292). Ce vaste appartement, situé au rez-de-chaussée, sur le parterre du Nord, contient aujourd'hui les portraits des maréchaux de France.
6. L'habitude de recevoir les visites de compliment sur le lit (voyez tome II, p. 274), motivée souvent par des difficultés de préséance, était bien établie. Mme de Motteville raconte (tome I, p. 127) avoir ouï dire à Mme de Senecey que, dans les premiers jours de sa rentrée à la cour (1643), ayant gardé le lit pour recevoir les visites de félicitation, « elle avoit été si longtemps appuyée sur ses coudes, occupée à saluer ceux qui l'étoient venus voir, qu'ils en avoient été écorchés. » Selon Tallemant (tome III, p. 135), Mme de Sablé recevait les visites « tou-
gnante, reçurent encore toute la cour. On s'y portoit, tant la foule y étoit grande, mais la foule du plus distingué. Le soir, on soupa chez Mme de Maintenon, avec elle1 et Mme la duchesse de Bourgogne2, et les hommes dans une autre chambre3. Après souper, on coucha les mariés dans le même appartement. Le Roi donna la chemise au comte d'Ayen, et Mme la duchesse de Bourgogne à la mariée. Le Roi les vit au lit avec toute la noce ; il tira luimême leur rideau, et leur dit pour bonsoir qu'il leur Le Roi paye donnoit à chacun huit mille livres de pension *. Le Roi, en même temps, paya les dettes de M. de la Rochefoucauld,
jours sur son lit, faite comme quatre œufs, et le lit propre comme la dame. » Pareil usage pour les occasions de deuil ; Loret nous montre même, en 1650, le fils de M. de Bellièvre recevant ainsi les condoléances sur la mort de son père (Muse historique, tome I, p. 27). Le duc de Luynes donne des détails intéressants sur cette étiquette (Mémoires, tome III, p. 150, note). On voit dans les Historiettes, tome II, p. 204, que des visiteurs pouvaient, sans inconvenance, s'asseoir sur le lit comme sur un siège.