‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 111 sur 548 · juge est ajouté en interligne · texte numérisé non relu

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7. Comparez, dans la suite des Mémoires, les tomes III de 1873, p. 95 cl 187, V, p. -201 et 202, \, p. 113, \III, p. 309, XV, p. 204, XVII. p. 438, WIN, p. 101 et 202, etc. Voyez aussi Garma, Theatro universal de Espaha, tome IV, p. 174-196. L'ambassadeur vénitien disait, en 1698 [Relazioni, Espagna, tome II, p. 038), (pie c'était une institution admirable eu principe, mais que l'excès d'indulgence, et surtout les changements fréquents de présidence, rendaient son effet nul en matière criminelle, les bandits ayant toujours l'appui de quelque grand.

8. Tout s' ) décide sur un rapport do commissaire : ci -après, p. 1 44-145.

des sentences1. Il vient une fois la semaine2 dans une pièce tout au bout en entrant dans l'appartement du roi, à jour et heure fixée, le matin3. Il est en corps, et il est reçu et conduit au bas de l'escalier du palais par le4 majordome de semaine. Dans cette pièce, le fauteuil du roi est sous un dais, sur une estrade et un tapis; vis-à-vis et aux deux côtés, trois bancs de bois nu, où se place le conseil5. Le président a la première place à droit, le plus près du roi, et, à côté du président, celui qui, ce jour-là, est chargé de rapporter" les sentences de la semaine, quoique rendues au conseil au rapport de différents conseillers7. Ce rapporteur est nommé pour chaque affaire par le président, comme ici dans nos tribunaux, qui nomme aussi tantôt l'un, tantôt l'autre, pour rapporter les sentences de la semaine au roi. Le conseil placé, le roi arrive; sa cour et son capitaine des gardes même s'arrêtent à la porte en dehors de cette pièce". Dès que le roi y entre, tout le conseil

1. La sentence est le jugement d'un tribunal inférieur, dont il peut être appelé.

2. Comparez la seconde partie de l'Addition n" 362, et, à la fin des Lettres et dépèches de l'ambassade de Saint-Simon en Espagne, publiées par M. Drumont, les pages 384 et 385 du « Tableau de la cour d'Espagne fait à la fin de l'année 1721. »

3. C'est le lundi, en 1721, que le conseil se transportait au palais, le vendredi au temps de l'abbé de Vayrac, vers 1710 (p. 329). Quant au travail journalier, il fut décidé en 1713 (Gazette, 1714, p. 5) que le conseil siégerait de sept lieures du matin à midi et de trois beures à sept en biver, de six lieures k onze heures et de quatre heures à huit en été; comparez le livre de l'abbé de Vayrac, tome III, p. 321. Garma rend compte (Theatro, tome IV, p. 201-208) du mécanisme des audiences hebdomadaires.

4. Après avoir surchargé un premier le en un, il a biffé un et récrit le.

5. La plupart des détails, ici et dans l'Addition, semblent avoir été repris au « Tableau » de 1721, avec quelques retouches.

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