Porter est en interligne, au-dessus de présenter, biffé
7. Ceci sera redit dans la digression sur les grands : tome III de 1873, p. 176.
à l'un et à l'autre, et couvert, si le roi se couvre. Aux audiences qui se donnent sur le trône aux ambassadeurs des princes hors l'Europe, le roi est assis dans un fauteuil sur une estrade de plusieurs degrés, couverte d'un tapis, avec un dais par-dessus. On met un ployant à la droite du fauteuil du roi, en même plain pied sur l'estrade, et en même ligne, mais hors du dais. Le roi monte sur l'estrade, seul avec le majordome-major, qui s'assoit sur ce ployant en même temps que le roi se place dans son fauteuil, et il se couvre en même temps que lui. Tous les grands, couverts, et tous autres, découverts, sont au bas des marches et debout, et l'ambassadeur aussi1; et, en tous actes de cérémonie, il est joignant le roi à sa droite. Il ne va pourtant jamais dans les carrosses du roi, parce que c'est au grand écuyer à y prendre la première place, ni dans ceux de la reine, pour même raison, ni aux audiences chez la reine, où son majordome-major prendrait aussi la première place2. Comme celui du roi l'a sans difficulté partout ailleurs, il s'abstient toujours des trois seuls endroits où il ne l'auroit pas. Il ne prête serment entre les mains de personne; les quatre majordomes, l'introducteur3 des ambassadeurs, tous les officiers qui sont sous eux (et il y en a un grand nombre), et toute la médecine, chirurgie et apothicairerie du roi prêtent serment entre ses mains4. Outre ceux-là, qui sont sous sa charge, il reçoit de même le serinent du grand chambellan ou sommelier de* corps, du grand écuyer et du patriarche des Indes6. Les chefs et les membres des conseils et des tribunaux et les secrétaires d'État le prêtent entre les mains
1. L'abbé de Vayrac ne donne pas ces détails en parlant (p. 282) de la réception des ambassadeurs ordinaires. Notre auteur les répétera dans la digression sur les grands : tome III de 1873, p. 176.