Inflne ou influa corrigé en injhioit en interligne
5. Ferdinand de Silva y Menezès, XIIIe comte de Cifuentès, 111° marquis d'Aleonehel, grand enseigne de Castille, etc. : voyez imhof, XX in Hispania fainili.r, p. 264 et 295, et Grands, p. 190, et ci-après, p. 550- 551, le Portrait de la cour d'Espagne. 11 avait eu le gouvernement d'Oran, puis (mars 1683) la vice-royauté de Valence, avait refusé le Pérou en 1687, et était membre du conseil des Indes depuis avril 1688. C'était un « fat fieffé. » En novembre 1704, ses pratiques secrètes avec l'Autriche le. firent arrêter; mais il s'échappa, rejoignit l'Archiduc, et nous le retrouverons, en 1706, parmi les défenseurs rebelles de Barcelone.
6. Voyez les Mémoires de 3Ime d'Anilnoy, tome H, p. 363, la Gazette de 1697, p. 546 et 571, celle de 1698, p. 20, 42, 67 et 186, et celle de 1699, p. 618; le .tournât de Danycau, tome VI, p. 348, etc. M. de
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de son exil1. En y allant, il s'arrêta à Tolède, d'où le cardinal étoit archevêque, et y donna une superbe fête de taureaux*. A Grenade, il se logea dans l'Alhambra', qui est le palais des rois, où, après avoir demeuré assez longtemps, il se mit dans la ville pour être plus commodément. Déshonoré sur le courage, il ne l'étoit pas moins sur la probité : personne ne se fioit à lui, et il en rioit le premier; et avec cela, fort haï du peuple. Il ne se soucioit ni
Cifuèntès, se voyant exilé et attribuant cette disgrâce à l'Amirauté, le tit appeler en duel, le 13 octobre 1897; mais, comme l'Amirante se dirigeait vers le lieu assigné pour le combat, des gardes prévenus à propos l'arrêtèrent, et, pour être plus sûr de ne courir aucun danger de la part du provocateur, qui d'ailleurs était obligé de prendre asile dans un couvent, l'Amirante jugea prudent de se réfugier au palais même du roi, dans l'appartement du majordome-major (Gazette d'Amsterdam, 1(>97, n" xci, xevet civ). Ces manières d'agir lui firent peu d'honneur; cependant, comme il était homme à ménager, le gouvernement royal se déclara contre M. de Cifuèntès, et l'exila. Au bout de trois ans et demi on les obligea à se réconcilier (Gazette de 1701, p. 102).
1. Quand le sentiment public se manifesta en faveur d'un héritier français, l'Amirante afficha ouvertement les tendances contraires; mais les autres conseillers de Charles II profitèrent de l'émeute du 28 avril 1699, dirigée contre lui autant que contre M. d'Oropcsa, pour obtenir son exil à trente lieues de Madrid, avant de se débarrasser de la Bérlepsch. Voyez notre tome VII, p. 257, note 3, la Gazette d'Amsterdam. juin 1699, n" xi.vu et i.i, ['Avènement des Bourbons, tome II, p. bo-07, 71-72,78-80, 82-83, 92 et 100, et la relation vénitienne.
2. Ci-dessus, p. 101. — Il était très fréquent que les grands seigneurs offrissent au peuple ce divertissement, où lesjeunes gens des meilleures familles prenaient la lance du picador pour combattre dans l'arène. La Gazette contient nombre de comptes rendus de tètes de ce genre. Elle dit qu'au reçu du billet royal qui l'envoyait en relégation, l'Amirante partit pour Villaviciosa, de là pour Aranjuez, avec l'intention de se fixer dans l'Andalousie, où il était lieutenant général de la mer. A Aranjuez, qui n'est éloigne de Tolède que de trente-cinq kilomètres, quarante-neuf de Madrid, il reçut des amis et leur donna une tète de taureaux. Ensuite il passa son temps entre Grenade, où il habita quelque temps l'Alhambra, et sou château de San-Lucar. Vers la même époque, en octobre, le marquis de Eeganès donna aussi une course en l'honneur des ambassadeurs étrangers, dans une petite ville également proche de Tolède.
3. Voyez, dans le livre de l'abbé de Vavrac, tome I, p. 173-180, la description de Grenade et du palais des anciens rois maures.
de sa maison ni d'avoir (les entants, mais avoil la rage de gouverner, et une haine mortelle contre tous les gens qui gouvernoient, et par cette seule raison. Ami intime du prince de Yaudémont1, extrêmement faits l'un pour l'autre2; ennemi déclaré du duc de Medina-Sidonia et de tous les Guzmans, et passionné pour les jésuites, dont il avoit toujours quatre chez lui, sans lesquels il ne mangeoit point, ni ne faisoit aucune chose3. 11 avoit dans Madrid quatre palais, tous quatre superhes et superbement meublés, d'une étendue très vaste, que, par grandeur, il ne louoit point, et logeoit dans chacun, par saisons, trois mois de l'année. Ce sont presque les seuls de Madrid où j'aie vu cour et jardin, et les plus grands qu'il y ait*. C'étoit un personnage, malgré de tels défauts, très considérable, le [dus grand seigneur d'Espagne, et, quoique fort laid, avoit le plus grand air. Il fut pourtant la dupe du testament, et, avec tout son attachement à la reine et à la maison d'Autriche, il n'osa proférer un seul mot5. Nous le reverrons bientôt sur la scène'1.
Frigiliane. Le comte de Frigiliana, don Hoderic Manrique de
Lara 7, devenu grand d'Espagne par son mariage avec
t. C'est pourquoi l'on trouve nombre de ses lettres dans la cérrespond/ance du prince, à la Bibliothèque nationale.
2. Voyez ee qu'il a dit, du prince lorrain : tome IV, p. 338-340.
3. 11 est parlé de ces jésuites dans l'instruction à Marcin : voyez notre tome Vil, p. 257, note 3.
4. Vayrac cite (tome 1, p. 345) sa maison, avec celles du duc d'tlceda, du duc de Monteleon et du marquis d'Ileliclie, comme occupant le premier rang parmi celles qui pouvaient passer pour de beaux palais.
5. On redoutait que son influence n'eût prise sur le jeune roi Philippe, et quelques-uns songèrent à l'envoyer en ambassade à Turin; mais M. d'Harcourt jugea qu'il était mieux de le conserver sous sa surveillance immédiate : Avènement (les Bourbons, tome 11, p. 445 et 458.
6. Louville le signalait, dès 1701, comme préparant ses manœuvres avec Aguilar et se vantant de mener tous les Français {Mémoires secreis, tome 1, p. 117, 128 et 2(ii); nous le verrons, en 170-2, acceptant l'ambassade de France, mais pour pouvoir s'éloigner de Madrid et passer en Portugal, auprès de l'Archiduc.