‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 172 sur 548 · Ce par surcharge au[tre}. — 4. Il écrit : pal f renier · texte numérisé non relu

Ce par surcharge au[tre}. — 4. Il écrit : pal f renier

5. Ce vicaire espagnol équivaut à notre curé, comme on le voit dans un passage des Mémoires de Mme d'Aulnoy (tome I, p. 534-535) où il est parlé de la même coutume. Le dictionnaire de l'Académie espagnole dit qu'il administre une paroisse comme le ferait un curé.

seize ans accomplis. Le vicaire se rend chez elle, fait venir son père, et, en sa présence, et de la mère, demande à leur fille si elle persiste à vouloir épouser un tel. Si elle répond que oui, à l'instant il l'emmène1 chez lui, et il y fait venir le galand. Là, il réitère la même question à la fille devant cet homme qu'elle veut épouser, et, si elle persiste dans la même volonté, et que lui aussi déclare la vouloir épouser, le vicaire les marie sur-le-champ, sans autre formalité2, et, de plus, sans que la fille puisse être déshéritée3. C'est ce qui se peut traduire du terme espagnol la saccade du vicaire*, qui, pour dire la vérité, n'arrive comme jamais5. Monteleon avoit sa fille6, dame du palais de la reine, qui vouloit épouser le marquis de Mortare7, homme d'une grande naissance, mais fort pauvre, à qui le duc de Monteleon ne la voulut point donner. Mortare l'enleva8, et en fut exilé. Là-dessus arriva la mort de Charles IL Cette aventure parut au cardinal Portocarrero toute propre à satisfaire sa haine. Il se mit donc à presser Monteleon de faire le mariage de Mortare avec sa fille, ou de lui laisser souffrir la

Page 1