Chez lesquels corrige et à laquelle
2. Et ou, ajouté en interligne, par mégaride, rend la phrase incorrecte.
3. Le haut bout était alors regardé comme la place d'honneur d'une table, dit l'Académie de 1718, et, quoique la disposition des places ait changé depuis lors, la locution tenir le haut bout, au figuré, signifie toujours exercer de l'influence, être fort considéré dans un certain cercle.
4. Le chef de cette maison, déjà nommée dans notre tome VII, p. 253 et 263, était le duc de Medina-Sidonia (ci-dessus, p. 188-189); mais d'autres branches portaient les surnoms d'Astorga, Villamanrique, Ayamonte, etc. Voyez Imhof, Genealou'uv XX illustrium in Hispania familiariun, p. 101-131.
5. Saint Dominique, fondateur de l'ordre des frères prêcheurs et introducteur de l'Inquisition en Languedoc (ci-dessus, p. 229), né en Castille en 1170, mourut à Bologne, en Italie, le 4 août 1221, et fut canonisé le 3 juillet 1235. Avant d'aller combattre l'hérésie albigeoise, il avait occupé des dignités ecclésiastiques à Osuna et prêché ou professé dans diverses provinces d'Espagne. Il était tils de Félix de Guzman et de Jeanne d'Aça, et c'est en souvenir de cette parenté que beaucoup de Guzman recevaient le nom du saint : en espagnol, Dominyo. Voyez, dans le ras. Clairambault 1171, fol. 19 et suivants, des extraits historiques, des portraits et une estampe représentant le saint avec tous les Guzman célèbres jusqu'au règne de Philippe III. Chacun des ordres florissants en Espagne, de même que celui des dominicains, avait pour protecteur attitré le chef d'une des plus grandes familles, qui tenait à honneur de porter la bannière du fondateur dans les processions solennelles, comme les Medina-Celi portaient celle du saint-office dans les autodafés. Les Guzman avaient fondé un célèbre collège de dominicains dans la rue d'Atocha, à Madrid.
son petit-fils, bien que persuadé que ce choix n'étoit pas politique'. On se figuroit l'autorité des dominicains toute autre qu'elle étoit en Espagne : il se trouva qu'avec tout ce qui la leur devoit donner principale, ils y2 avoient moins de crédit, de considération et d'amis puissants et nombreux que les jésuites, qui avoient su les miner et s'établir à leurs dépens. L'Espagne fourmilloit de leurs collèges, de leurs noviciats, de leurs maisons professes, et, comme ils héritent en ce pays-là comme s'ils n'étoient pas religieux3, toutes ces maisons, vastes, nombreuses, magnifiques en tout, sont extrêmement riches. Ce changement d'ordre du confesseur4 ne fit donc pas la moindre peine, sinon à des intéressés tout à fait hors de moyens de s'en ressentir5. Ce P. Daubenton fut admirablement bien choisi. C'étoit un petit homme grasset0', d'un visage
1. Le dernipr confesseur du fpu roi, Nicolas de Torrès-Padmota (tome VII, p. "278, "279 et 284), était resté à Madrid; niais, Blécourt dénonçant son attitude et ses discours comme dangereux (il prétendait que Charles II avait été contraint de tester), on l'exila à Salamanque, et Louis XIV fit alors choix du jésuite Daubenton; toutefois, les instructions dressées par M. de Beauvillier recommandèrent d'éviter ce qui pouvait blesser les dominicains, et surtout d'empêcher que le nouveau venu ne se mêlât d'affaires temporelles (Avènement des Bourbons, tome II, p. 521-522). Les dominicains ne laissèrent pas de protester avec vivacité (Arch. uat., K 1332, n" 1 ', fol. 116, et L 943, n* 3), et il est à croire que leur ressentiment fut pour quelque chose dans les difficultés suscitées bientôt à Philippe V; mais, depuis lors, les jésuites restèrent en possession du confessionnal, ayant en outre la direction de la conscience de la reine et des infants, l'éducation de ceux-ci et la distribution des bénéfices (Mémoires de Luynes, tome VIII, p. 204).