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gogne.
chesse de Bour- filles d'honneur de Mme la princesse de Conti'. Madame la Duchesse n'en a voit plus il y avoit longtemps2; elle en prit une cette année, qui fut la fille de Mme de Laigle3, sa dame d'honneur, laquelle tout de suite eut le même honneur que celles de Mme la princesse de Conti, sa sœur, et, comme elles, fut de tous les voyages de Marly4.
Le samedi 19 mars, veille des Rameaux, au soir3, le Roi, étant à son prie-Dieu pour se déshabiller tout de suite à
Violente indigestion de Monseigneur.
1. En 1699 : tome VI, p. 243. Comparez le mémoire de 1711, dans les Ecrits inédits, tome III, p. 126.
°2. Quand Madame la Duchesse s'était mariée, son père lui avait donné une dame d'honneur, Mme de Lan^eron, et quatre tilles d'honneur, dont deux venant de chez Mme de Montespan {Journal de Dangeau, tome 1, p. 193-194; Mémoires .de Sourches, tome I, p. 391 et 461). Cette « chambre de tilles, » réduite à trois, fut cassée en juin 1689 (Dangeau, tome 11, p. 413; Sourches, tome III, p. 107; Mémoires de Mme de lu Fagelle, p. 241 ; Additions et eorrections de notre tome 111, p. 344-545), peut-être à cause des coquetteries trop marquées de Madame la Duchesse (Correspondance générale de Mme de Maintenon, tome III, p. 165).
3. Marie-Charlotte de Lancy-Raray, marquise de Laigle, que nous avons vue devenir dame d'honneur en 1697, avec dix mille livres d'appointements, après Mme de Moreuil, qui avait succédé à Mme de Langeron : tome IV, p. 33. Sa fille, Elisabeth-Joséphine des Acres de Laigle, devenue 611e d'honneur en janvier 1701 (Journal de Dangeau, tome VIII, p. 16; Mémoires de Sourches, tome VII, p. 8), se démit, en octobre 1711, des fonctions de gouvernante de Mlles de Bourbon et de Charolais, pour finir au couvent (Dangeau, tome XIV, p. 13 et 25).
■4. Dangeau note cela, le 14 mars 1701. à Marly (p. 55) : « Mlle de Laigle y est pour la première fois et mangera avec Mme la duchesse de Bourgogne, comme tille d'honneur de Madame la Duchesse. Ce n'est que depuis peu que les tilles d'honneur de ces princesses-là mangent avec Mme la duchesse de Bourgogne. » De là l'Addition qui a été placée dans notre tome III, sous le n° 178.
5. Journal de Dangeau, tome VIII, p. 59; Mémoires de Sourches, tome VII, p. 34; Gazelle, 1701, p. 142-143; Gazette d'Amsterdam, a" \\v et xxvi ; gazette à la main du Musée britannique publiée dans V Annuaire-Bulletin de la Société de l'Histoire de France, 1S6S, 2" partie, p. 25-28; Lettres de Mme Dunoyer, lettre xxxvm; copie des Dépêches vénitiennes, ms. liai. 1918 (filza 195), p. 339-3 'ri. Le Mercure du mois publia (p. 465-471) un rapport de Fagon fait pour le roi d'Espagne.
son ordinaire, entendit crier dans sa chambre pleine de courtisans, et appeler Fagon et Félix ' avec un grand trouble. C'étoit .Monseigneur qui se trouvoit extrêmement mal. Il avoit passé la journée à Meudon, où il n'avoit l'ait cpie collation, et, au souper du Roi, s'étoit crevé de poisson2 : il étoit grand mangeur, comme le Roi3 et comme les Reines ses mère et grand mère4. 11 n'y avoit pas paru après le souper. Il venoit de descendre chez lui du cabinet du Roi, et, à son ordinaire aussi, s'étoit mis à son prie-Dieu en arrivant, pour se déshabiller tout de suite. Sortant de son prie-Dieu et se mettant dans sa chaise pour se déshabiller, il perdit tout d'un coup connoissance. Ses valets, éperdus, et quelques-uns des courtisans qui étoient à son coucher coururent chez le Roi chercher le premier médecin et le premier chirurgien du Roi avec le vacarme que
1. Nous connaissons déjà le premier médecin, mais non le premier chirurgien. Celui-ci s'appelait Charles-François Tassy, dit Félix, et avait été pourvu en 1062 de la survivance de son père, natif d'Avignon, qui avait succédé on août 1653 au père de Bontenips. Félix tils suivit partout le Roi depuis 1666, quoique son père vécût encore, et, s'étant distingué particulièrement dans la grande opération de 1686, il fut anobli, avec confirmation des lettres plus anciennes qui leur avaient permis de quitter le nom de Tassy pour celui de Félix (Arcli. nat., ()' 34, fol. 65 V, lettres d'anoblissement de mars 1690), et avec don de la terre des Moulineaux, près Meudon. 11 eut, en 1690, une des quatre charges de premier valet de garde-robe, que Quentin lui racheta on octobre 1697, et une charge de contrôleur général de la maison du Roi, qu'il céda à son fils le 20 décembre 1698. Il mourut aux Moulineaux, le 23 mai 1703. A'oyez le Dictionnaire critique de Jal, p. 569-570.
2. Nous avons eu (tome Vil, p. 346) « se crever de quinquina. »