De ce surcharge du re[fus
4. Dans ses notes de 1706 sur les membres du Conseil et sur les ministres, d'Hozier, après avoir dit que le grand-père Fortin avait été anobli en 1590, ajoute (ms. Clairambault 664, p. 735) : « C'est ce prélat qui, par un cararlèrc de probité qui n'a que deux exemples, celui du
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en plein chapitre1; il l'aimoit, et ce trait ne le lui lit qu'estimer davantage : il lui fit donc l'honneur de lui écrire luimême2, et, après l'avoir loué, il lui manda qu'étant publiquement nommé, il faudroit en nommer un autre à sa place, ce qui ne se pouvoit3 sans alléguer la cause de son refus ; qu'il acceptât donc hardiment sur sa parole que les commissaires de ses preuves ne lui en demanderaient jamais; qu'au prochain chapitre il ordonnerait de passer outre à l'admission en attendant les preuves, qu'il seroit reçu tout de suite, et que, de preuves après, il ne s'en parlerait jamais'. Le Roi eut la bonté de lui représenter l'intérêt de sa famille, aux dépens de laquelle il ne devoit pas faire une action, belle pour lui, mais qui la noterait pour toujours, et d'ajouter qu'il desiroit qu'il acceptât, et qu'il prenoit tout sur lui. Si quelque chose peut flatter et tenter
maréchal de Fabert et celui du maréchal de Catinat, remercia le Roi, lorsqu'il l'eut nommé, l'an 1701, pour être commandeur de l'ordre du Saint-Esprit, en avouant que, n'ayant pas la noblesse nécessaire selon les statuts pour mériter cet honneur, il necroyoit pas qu'il lui fût permis de l'accepter en se servant des moyens que l'on se fait si peu de scrupule d'employer, et qui ont cependant réussi à plusieurs personnes de nos jours quoiqu'il n'y eût dans leurs familles aucune trace de la plus petite noblesse. » Nous verrons que, pour Catinat, le Roi n'insista point.