Ci-après, p
9. Il suit toujours l'orthographe du Moréri. — Knicrie, comte Tœkoely, dont il racontera toute l'histoire en 1713. d'après ce dictionnaire, encore à propos de Rakoczy, était lils d'un des plus puissants et des
ehef des Mécontents', qui a tant fait de bruit dan> le monde, et n'en eut point d'enfants. Ragotzi, son premier mari, vécut particulier, et ne fut rien". Il avoit été de la conspiration de son beau-père; mais la peur qu'il eut quand il le vit arrêté fit qu'il en usa si mal avec lui, qu'il se sauva du naufrage; mais il ne fut rien toute sa vie. Il avoit de grands biens1. Son père*, son grand-père1", qui fut
plus riches magnats de Hongrie, mais protestant, et son père fut compromis dans la conspiration de 1668-70. Retiré en Transylvanie et associé à Michel Téléki, premier ministre de ce pays, Tœkœly prit la direction des Mécontents hongrois en 1678, avec l'appui de la France, et commença une lutte au cours de laquelle fut célébré, non sans peine, son mariage avec la veuve de Rakoczv, qu'il aimait depuis sa jeunesse. Tœkœly et sa femme prirent une part active, jusqu'en 1695, à toutes les campagnes des Turcs, alliés avec les Hongrois contre l'empereur Léopold ; mais ils durent enfin chercher un asile chez le Grand Seigneur, et Tœkœly, devenu prince de W'iddin (avril 1701), mourut en Asie Mineure, le 13 septembre 1705, deux ans après sa femme, ayant institué pour héritier le second (ils du prince Rakoczv dont il va être parlé. Le romancier J. de Préehac avait fait paraître en 1686 une nouvelle historique intitulée : Le comte Tékély, et J. le Clerc avait publié une autre, histoire du même personnage en 1697, à Cologne.
1. C'est le nom qu'on donnait généralement aux Hongrois soulevés contre l'Empereur.
2. C'est ce que dit le Moréri. En effet, ce Rakoczv ne fut point prince de Transylvanie, comme l'avaient été ses trois prédécesseurs immédiats; mais il figura parmi les candidats au trône de Pologne en 1668, il chercha à devenir le chef des Mécontents de Hongrie protestants, quoique catholique lui-même, et enfin il prit part, en 1670. à la conspiration de Zrinvi, son beau-père (Gazelle, p. 494, 540, 541 et 594) ; mais il fut gracié par l'intervention de sa mère, ou, selon le Moréri (art. Serin), en livrant les lettres de Zrinvi. et il n'eut qu'à payer une amende de quatre cent mille florins. 11 vécut depuis lors dans la retraite et composa un livre de prières, VOfjiciitm Racoczianum, qui devint d'un usage très répandu en Hongrie.