‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 238 sur 548 · Ci-après, p · texte numérisé non relu

Ci-après, p

7. Fièvre intermittente dont les accès revenaient chaque jour, après avoir été « erratique et irrégulière, mêlée à beaucoup de vapeurs » (Pellisson. Lettres historiques, tome II, p. 426), tandis que la fièvre tierce ne reparaissait que tous les deux jours. La inédicafion par purgalions et saignées commençait à être abandonnée pour le quinquina.

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cas des remèdes ni des médecins1. Le Roi, qui, outre l'affaire de M. le duc de Chartres8, étoit secrètement outré contre elle3 comme on le verra bientôt*, n'avoit point été la voir, quoique Monsieur l'en eût pressé dans ces tours légers qu'il venoit faire sans coucher. Cela étoit pris par Monsieur, qui ignoroit le fait particulier de Madame au Roi, pour une marque publique d'une inconsidération3 extrême, et, comme il étoit glorieux et sensible, il en étoit piqué au dernier point. D'autres peines d'esprit le tourmentoient encore. Il avoit depuis quelque temps un confesseur0 qui, bien que jésuite, le tenoit de plus court qu'il pouvoit7 : c'étoit un gentilhomme de bon lieu et de

t. Dangeau dit, le 21 mai (p. 107) : « Madame.... a déjà eu quelques aeeès de lièvre tierce, et assez violente même; ou craint que son mal n'augmente parce qu'elle ne veut point faire de remèdes: elle ne veut point garder le lit, pas même durant le plus fort de sa fièvre, dont les accès sont assez longs. » Monsieur et Madame s'étaient installés depuis douze jours à Saint-Cloud pour y passer l'été, et, la duchesse de Bourgogne étant allée y voir la malade, celle-ci, « qui avoit la fièvre très fort, et qui n'aime pas à voir personne quand elle est dans cet état-là et qu'elle souffre, » ne laissa la princesse entrer qu'un moment dans sa chambre. Elle avait « un cœur de héros » contre la douleur, et faisait ti des médecins autres que le sien, Raymond Arlol, de la faculté de Montpellier, se traitant à l'inverse des procédés ordinaires, buvant à la glace, refusant de se laisser saigner ou purger, ne prenant que des poudres sudoritiques, faisant beaucoup d'exercice, changeant de linge quatre fois par jour, mangeant les mêmes aliments qu'à l'ordinaire, s'habillant et écrivant dès qu'elle avait un peu de répit. {Lettres de Mme de Sévigné, tomes H, p. 423-424, et III, p. 503; Sourches, tomes H, p. 147, IV, p. 219 et 221, VIII, p. 163 et 160-107, XI, p. 22, 24, 28 et 29; Dangmu, tomes IV, p. 319 et 322, VIII. p. 107, et XII, p. 78.)

2. Ci-dessus, p. 265. — 3. Il écrit : contrelle. — 4. Ci-après, p. 3Ô1.

5. Littré cite trois emplois de ce mot par Saint-Simon, au sens de manque d'égards. Il a toujours été académique.

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