‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 254 sur 548 · Avec corrige à M · texte numérisé non relu

Avec corrige à M

2. Pour surcharge un et, avant lequel il a birïë pour la réveiller.

3. Daugeau dit simplement (p. 122) : « S. M. se promena l'aprèsdinée dans ses jardins avec Mme la duchesse de Bourgogne. 11 commanda le matin, au sortir de la messe, à Mgr le duc de Bourgogne, de recommencer à jouer comme à l'ordinaire ; il le commanda aus>i à Mme la duchesse de Bourgogne. Monseigneur partit dès le matin pour courre le loup. » On ne trouve rien de cela dans les Mémoires de Sourclics.

A. Voici comment Saint-Simon a résumé ces faits dans sa Table générale (tome XX de 1873, p. °297) : « Le Boi peu touché de la perte de Monsieur, quoique plein des plus grands égards frivoles pour lui pendant sa vie. Ne comprend pas que la douleur puisse durer quelques jours. Fait recommencer le jeu dans le salon de Marlv le lendemain de sa mort. »

fi. Voyez ci-dessus, p. 322-323. — fi. Eu est en interligne.

d'afflictions et

de sentiments.

bien davantage à paroître affligée. Elle voyoit déjà le Roi tout consolé; rien ne lui sieyoit1 mieux que de chercher à le dissiper, et ne lui étoit plus commode que de hâter la vie ordinaire pour qu'il ne fût plus question de Monsieur ni d'affliction4. Pour des bienséances, elle ne s'en peina point. La chose toutefois ne laissa pas d'être scandaleuse, et, tout bas, d'être fort trouvée telle. Monseigneur sembloit aimer Monsieur, qui lui donnoit des bals et des amusements avec toute sorte d'attention et de complaisance : dès le lendemain de sa mort il alla courre le loup3, et, au retour, trouva le salon plein de joueurs, tellement qu'il ne se contraignit pas plus que les autres. Mgr le duc de Bourgogne et M. le duc de Berry ne voyoient Monsieur qu'en représentation, et ne pouvoient être fort sensibles à sa perte*. Mme la duchesse de Bourgogne la fut extrêmement : c'étoit son grand-père, elle aimoit tendrement Madame sa mère5, qui aimoit fort Monsieur, et Monsieur marquoit toutes sortes de soins, d'amitié et d'attentions à Mme la duchesse de Bourgogne, et l'amusoit de toutes sortes de divertissements. Quoiqu'elle n'aimât pas grand chose, elle aimoit Monsieur, et elle souffrit fort de contraindre sa douleur, qui dura assez longtemps dans son particulier. On a

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