Infinitif omis en passant d'une page à une autre
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la première fois que cela1 étoit arrivé, et je ne sais quel avantage elles crurent y trouver8. Cela dérangea l'ordre des autres carrosses, qui étoient réglés à l'avantage des duchesses sur les princesses, dont Mme d'Elbeuf se jeta de dépit dans le dernier carrosse3. La princesse d'Harcourt avoit fait tant de vacarme à Mme de Maintenon, que, pour la première fois encore, le Roi ordonna que, s'il y avoit des princesses, personne ne donneroit d'eau bénite que les princesses du sang; et cela fut exécuté*. Les cris furent horribles5, et Mme la duchesse de Bourgogne, qui, huit jours auparavant, avoit été à Saint-Cloud, où Monsieur lui avoit donné une grande collation6 et une espèce de fête7,
•1. Cela corrige un premier cela.
°2. La correspondance de Monsieur le Prince avec le prince de Conti, sur les nouveautés introduites alors au profit des petits-tils et petiteslilles de France, est aux Archives nationales, K 121, n° 35.
3. C'est cette même duchesse douairière d'Elbeuf que nous avons vue, par deux fois (tome V, p. 20, et tome VI, p. 14), provoquer un « schisme parmi les Lorraines » en prenant le pas sur les Lillebonne.
4. Dangeau dit seulement (p. 126) que Desgranges déclara la résolution prise par le Roi pour éviter des conflits pareils à ceux que nous avons vus se produire les années précédentes ; mais les Mémoires de Sourcltes racontent effectivement Ip. 78) que la duchesse d'Elbeuf et la princesse d'Harcourt étaient allées représenter au Roi 1' « intérêt de leur maison. » Ils disent aussi que, pour les ducs, on ne leur avait point donné de carreau, mais que ni les Lorrains ni les autres princes étran-
\Add S'-S 3M\ 8ers n'avaient paru. Saint-Simon, trouvant que Dangeau « passait légèrement » sur ces détails d'étiquette, a écrit l'Addition placée ici, et il fera encore une allusion au même fait en 171^ (tome IX de 1873, p. 241). — Le duc de Luynes, cinquante ans plus tard (tome XI de ses Mémoires, p. 420), a cité cet autre détail, qu'on fit des révérences, non seulement au duc de Bourgogne, comme mari de la petite-fille de Monsieur, mais aussi au duc de Berrv, et que, si Monseigneur n'avait été souffrant d'une jambe et incapable de recevoir debout, on serait allé chez lui, tous les fils de France étant regardés comme frères et sœurs.
5. Cris de douleur et de deuil, et non point, comme on pourrai! le croire par le voisinage des deux phrases, cris d'indignation et de dépit de la précaution prise par le Roi.