‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 291 sur 548 · Mesmes, au pluriel, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Mesmes, au pluriel, dans le manuscrit

9. Nous rejetons à l'Appendice, n° XXVII, la discussion de ce récit. 40. Ci-dessus, p. 275, note 2. Anne d'Autriche et beaucoup d'autres

personnes de la cour accusaient Madame d'avoir été très coquette avec le Boi, et il est certain que celui-ci n'était pas insensible non plus;

gnoit Madame; les favoris, qu'elle haïssoit, semoient tant qu'ils pouvoient la division entre eux, pour disposer de Monsieur tout à leur aise. Le chevalier de Lorraine, dans le fort de sa jeunesse et de ses agréments, étant né en 1643, possédoit Monsieur avec empire, et le faisoit sentir à Madame comme à toute la maison'. Madame, qui n'avoit qu'un an moins que lui, etquiétoit charmante"2, ne pouvoit, à plus d'un titre, souffrir cette domination : elle étoit au comble de faveur et de considération auprès du Roi, dont elle obtint enfin l'exil du chevalier de Lorraine3. A cette nouvelle, Monsieur s'évanouit, puis fondit en larmes, et s'alla jeter aux pieds du Roi pour faire rémais on n'a point lieu de croire que jamais ils aient dépassé les bornes d'une très tendre alfeelion mêlée de galanterie, et ce commerce finit, comme l'a dit Voltaire (Siècle, p. 467), par se réduire à un fonds d'estime et d'amitié inaltérable, dont témoignent deux autographes de la collection Bovet, publiés par M. Anatole France dans la préface de son édition de YHistoire d'Henriette d'Angleterre par Mme de la Fayette,

p. XXXI-XXXIII.

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