‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 298 sur 548 · Ces trois mots sont en interligne · texte numérisé non relu

Ces trois mots sont en interligne

4. Avant il, Saint-Simon a biffé alors, et répondit surcharge racon[ta}. o. On verra, dans l'appendice, que ce récit est presque calqué sur

celui qui se trouve dans la Correspondance de Madame. 6. Il a écrit : asseures, sans accent.

Fleury1, procureur général du Parlement*, duquel je tiens cette anecdote'. Ce4 même magistrat, à qui j'en ai reparlé depuis, m'apprit ce qu'il ne m'avoit pas dit la première fois, et le voici. Peu de jours après le second mariage de Monsieur, le Roi prit Madame en particulier, lui conta ce fait, et ajouta qu'il la vouloit rassurer sur Monsieur et sur lui-même, trop honnête homme pour lui faire épouser son frère, s'il étoit capable d'un tel crime. Madame en fit son profit5 : Purnon, le même Claude0 Bonneau, étoit demeuré son premier maître d'hôtel; peu à peu elle fit semblant de vouloir entrer dans la dépense de sa maison, le fit trouver bon à Monsieur, et tracassa si bien Purnon, qu'elle le fit quitter, et qu'il vendit sa charge, sur la fin de 16747, au sieur Morel de Volonne8.

1. Guillaume-François Joly de Fleury, né à Paris le 11 novembre 1675 et destiné d'abord à l'Église, entra au barreau en 1695, devint avocat général à la Cour des aides en novembre 1700, puis au Parlement, en place de son frère aîné, en janvier 1705, succéda à Paguesseau, comme procureur général, le 7 février 1717, se démit en juin 1746, et mourut le 25 mars 1756.

2. Le vrai titre était : procureur général au, et non du Parlement. 11 a déjà dit plus baut (p. 21) : « procureur général du Grand Conseil. »

3. Même attribution dans l'Addition au Journal de Damjeau, tome XVI, p. 164. Voyez, à l'Appendice, p. 652-657, ce qu'on en doit penser.

4. Tout ce qui suit a été ajouté après coup à la fin de l'alinéa précédent et dans la marge. Voyez ci-dessus, p. 376, note 7.

5. En effet, elle semble, dans sa correspondance, dégager avec insis tance et affectation la responsabilité de son mari.

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