‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 305 sur 548 · La béate Rose · texte numérisé non relu

La béate Rose

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27 février 1701. — Cette dévote est une énigme. M. Duguet, si célèbre par son esprit et ses ouvrages, et d'une si sage et véritable piété, fut un de ses plus grands admirateurs, et l'a été toute sa vie. M. Roileau, chassé depuis de l'Archevêché honnêtement pour le Pro-

1. Évesque a été corrigé plus tard, mais à tort, en abbé. Ensuite, fait a été ajouté en interligne, mais probablement dans la première revision.

2. Le dernier correcteur a changé en é l'y finale, ici et dans la suite.

3. Gentilhomme a été corrigé en gentilshommes. Avoient étant au pluriel, nous le mettons aussi à obscur.

4. On avait permis à Georges d'Aubusson de la Feuillade, devenu évêque de Metz, de conserver son premier titre d'archevêque d'Embrun ; mais il n'y avait pas là de pairie en jeu.

blême, en fut un autre*. Le Charmel, si connu par sa retraite, le fut aussi. M. Duguet la mena à la Trappe, où elle passa trois semaines avec lui, clans l'Abbatial, au dehors, dans les dernières années du grand abbé de la Trappe, sans qu'il la voulût voir, et sans se laisser persuader des merveilles qu'on en racontait. Et* M. de Saint-Louis, ancien brigadier de cavalerie que le Roi estiinoit fort, et qui a passé plus des trente dernières années de sa vie dans un côté de l'Abbatial de la Trappe, dans une grande sainteté de vie, et qui, sans lettres ni beaucoup d'esprit, avoit un grand sens, ne la put jamais goûter, après l'avoir examinée à loisir pendant ces trois semaines. C'étoit une vieille Gasconne fort extraordinaire en tout, et qui pourtant a fait de grandes, et beaucoup de vraies conversions. Elle se retira à Annecy, et on n'en a guères ou point ouï parler depuis.

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