LISETTE
« En une nuit il arrive de grandes révolutions dans le cœur d'un François.
PASQIIN.
« Oui, sur la fin de ce siècle-ci. les amants et les saisons se sont bien déréglés; le chaud et le froid n'y dominent plus que par caprice.... »
Le public parisien était alors sous l'impression encore récente de la très mauvaise année 1692, qui avait provoqué une disette assez grave, beaucoup moins terrible toutefois que ne le devait être celle de 1709; mais, dès 1694, les récoltes redevinrent belles presque partout, et tout rentra dans l'ordre.
1. On trouvera des renseignements nombreux et positifs sur ces alternatives météorologiques dans la Correspondance des Contrôleurs généraux des finances.
t. Atlendez-moi sans l'orme, se. vi. — Je dois celte indication à l'obligeance de M. Léon Béclard.
(Fragment inédit de Saint-Simon2.)
« 1661. L'abbé nr. Tonnerre, mort à Paris, 15 février 1701, à près de soixante-treize ans.
« ....Après avoir vu avec scrupule tous les fondements de l'incroyable vanité de .Monsieur de Noyon3, il est juste de dire quelque chose d'un homme aussi singulier, en laissant à part ce qu'il a fait et dit sur la pairie, qui se trouvera mieux placé ailleurs. On feroit un Clermontiana sur lui. et qui pourrait être un gros volume. On se contentera de le faire connoitre par quelques traits.
« Ce prélat, né en 1630, avec beaucoup de feu et d'esprit naturel, une grande mémoire, beaucoup de facilité à parler et à bien parler, et une figure fort noble et fort aimable dans sa jeunesse4, mais qui devint extrêmement gros, avec un visage beau et affable jusque dans sa vieillesse5, allia les qualités les plus contradictoires6. Il étudia beaucoup, avec succès, et fut savant, tant dans le sacré que dans le profane, mais si diffus et si embrouillé à force de savoir beaucoup et de le vouloir montrer, que le vrai galimatias7 lui devint fort ordinaire. Il prêcha jeune et longtemps, avec réputation, et, comme il se faisoit honneur