Ci-après, p
teau ducal, ordres, mitres, chapeaux verts et rouges1, enfin jusqu'à des tiares- : et, se tenant devant son feu, il lui échappent quelquefois : « Je contemple nies armes. Nous ne sommes plus tout cela; mais cela » me délasse*. » Dans sa galerie, il y avoit à chaque bout un grand tableau, et, ;i rôle, un grand arbre généalogique, dont l'inscription en titre étoit : DESCENTE des EMPEREURS d'Orient; et à l'autre : des empereurs d'Occident dans la très auguste maison de C.i.ermont-Tonnerre. Pour les tableaux, on les auroit pris pour un concile : e'étoient papes, cardinaux et évêques en cercle, mais, au bout de chacun, deux religieuses. Il disoit que c'éloit là les saints et les saintes de sa maison4. Il avoit l'abbaye de Saint-Martin de Laon5, qui a un très vaste parterre en terrasse: il y avoit mis ses armes en buis tout au milieu, avec tous ses honneurs à lui, qui tenoient un demi-arpent.
« Tout au commencement que M. de Pontchartrain fut contrôleur général8, il fallut augmenter son train, et de gens nouveaux, qui, ne connoissant pas encore la modestie du maître, croyoient que tout devoit disparaître devant un contrôleur général. Allant avec lui à Versailles, ils rencontrèrent Monsieur de NToyon qui y alloit aussi; et les gens à cheval à vouloir faire ranger son carrosse. Monsieur de Noyon, fort étonné, regarde par la portière, et voit le carrosse du contrôleur général qui s'avançoit sur le sien. Dès qu'il fut à portée, le voilà à crier de toute sa force : « Mon petit pont, mon petit char, mon petit train, mon