‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 350 sur 548 · Addition n° 57, dans le tome I, p · texte numérisé non relu

Addition n° 57, dans le tome I, p

3. Est-ce encore dans cette occasion qu'il s'écria : « Hélas! Seigneur, ayez pitié de Ma Grandeur » ?

4. 11 y en a quelques pages dans les Mémoires d'Amefoi de la tloussaye, éd. 1737, tome II, p. 353 bis à 360.

5. Ses prétentions plaisaient moins au clergé placé sous ses ordres, et, comme il faisait porter la queue de sa robe par un chanoine, le chapitre en fît ses plaintes en justice, où Fourcroy, plaidant pour les demandeurs, s'écria :

« Ce qu'on trouva à sa mort est le |>lus étrange. Elle fut très < 'li rétienne, et, pour cette fois, il ne parla pi us (Je justice; sur son épiscopat1. Elle arriva à Paris, 15 février 1701, à prés de soixante-treize ans, ayant été quarante ans évêque,

« Ce qu'on trouva fut un monde de paperasses, sermons, extrait- de l'Ecriture et des Pères, commentaires sur les mêmes, tout galimatias, tout plein de ratures, et, à part de tout cela, un cahier, de sa main aussi, contenant des mémoires et une instruction pour son oraison funèbre, qui étoit une oraison funèbre elle-même, mais si pleine de louanges, si outrée, si folle d'éloges, qu'il y avoit de quoi rire, et, en même temps, de quoi admirer et déplorer une manie toujours de la même force, et poussée au delà du tombeau*.

« On a vu quels sont MM. de Chaste3. Monsieur de Laon lui faisoit sa cour, et Monsieur de Noyon la recevoit; mais c'étoit tout. Un jour qu'on le trouva chez lui entre Monsieur de Laon et Monsieur de Langres, celui qui arrivoit lui dit qu'il étoit ravi de le trouver en famille : « Vous « me voyez, dit-il, avec Monsieur qui en est, » montrant son neveu, • et « Monsieur, qui s'en dit, » montrant Monsieur de Laon ; puis, à les regarder et à rire. 11 n'en faisoit pas d'autres, et il n'y avoit pas à répliquer : il s'étoit mis sur ce ton-là4. »

Comme spécimen du langage emphatique qui caractérisait les oeuvres, discours et conversations de Monsieur de Noyon, nous pouvons reproduire ici le texte de l'épître dont il accompagna l'envoi de sa lettre contre le quiétisme à l'abbé de la Trappe. C'est le P. Léonard qui nous l'a conservé4, avec la procuration qui sera donnée ensuite.

« A Paris, ce 2 juillet t697.

« Vous me permettrez, s'il vous plait, mon très cher et révérend Père, de soulager l'impatience que j'ai de me rendre auprès de vous par cette

« La queue de M. l'évèque de Noyon est une comète dont la maligne influence va se répandre sur toute l'église gallicane ! » Les procès dont il a été parlé plus haut, p. 426, note 6, devaient, pour la plupart, avoir de semblables origines.

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