‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 351 sur 548 · Ci-dessus, p. 440. — 2. Voyez ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. 440. — 2. Voyez ci-dessus, p

3. Les Clermont-Chaste, marquis deKoussillon (tome II, p. 186), représentés parle favori de Monseigneur, de la princesse de Conti et de MlledeChoin, et par l'évèque-duc de Laon. Cette branche surchargeait les armes de la maison d'un écusson d'azur à une fleur de lis d'or. Les continuateurs du P. Anselme ont donné la filiation des Chaste (Histoire généalogique, tome VIII, p. 907-908 et 924-939), mais sans affirmer la communauté d'origine.

4. Comparez l'Addition n° 57, p. 381, l'Addition n° 134, dans notre tome II, p. 418, et une troisième Addition sur les Roussillon, tome XI du Journal de Dangeau, p. 358. Cette anecdote ne se retrouve pas dans les Mémoires.

Si. Arch. nat., L 738.

nouvelle marque de mon ancienne et constante affection. L'estime a toujours conservé et augmenté les sentiments que l'interruption de notre commerce n'a jamais pu diminuer, et je vous serai plus redevable encore de vos saintes prières pour l'éternité, que je ne l'étois de vos bonnes grâces dans le temps.

« Telle doit être la communion des chrétiens, et principalement des ecclésiastiques, dont les liens sacrés d'une même doctrine, d'un même sacrifice et d'une même prière sont indissolubles, et cimentés sur la règle immuable de la discipline primitive et apostolique1.

« Mais, hélas ! si l'erreur essaie d'obscurcir la vérité de la saine doctrine, et si l'hérésie déclare la guerre à la réalité de notre divin sacrifice, il semble que l'illusion ait aussi conjuré la ruine de la prière évangéliquc pour détruire de concert le fondement de la religion, et n'y rien laisser sans attentat.

« Vous savez que l'Église, attaquée de toutes parts, a souvent cherché et trouvé du secours dans les plus affreuses solitudes, et que les Antoines se sont unis aux Athanases afin de conserver et de soutenir la foi du concile de Nicée.

« Ce n'est donc pas assez que la science d'un abbé répande quelque lueur dans le cloître de ses religieux, et que, selon le langage du roiprophète, « la nuit instruise la nuit en particulier au milieu de ses « ombres2. »

« Il faut, mon révérend Père, qu'une lumière aussi vive que celle que Dieu vous a donnée s'élève plus haut, pénètre plus avant, s'étende plus loin, et que, formant iln grand jour, sans aucun nuage, vous soyez encore le docteur des savants, « le jour qui parle au jour3 » et qui éclaire le public en plein jour. La terre consulte le ciel ; répondez. Votre plume en est la langue. En effet, ne peut-on pas dire, sans blesser votre profonde humilité, que le sanctuaire de votre cellule est heureusement devenu le propitiatoire où Dieu prononce ses oracles et distribue ses grâces4?

« C'est là que les ministres de l'Église, semblables aux chérubins qui sont les anges de la science de Dieu, et dont les ailes sont déployées autour de son trône5, pourront apprendre les maximes des saints et seront animés d'une même ardeur pour les défendre et protéger contre les illusions des novateurs.

« Cependant, je vous envoie, mon très cher et révérend Père, ce petit abrégé que je consacre au repos et à la sûreté de la conscience des fidèles de mon diocèse. Fortifiez, je vous prie, ce contre-poison du quié-

1. En marge : Erant aulem persévérantes in doetrina aposlolorum, in communient ione fraclioiiù panis, et oràtwni\bu\à. Art. u, v. 42.

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