La tin manque. — 5. Ci-dessus, p
d'Apcher, en Gévaudan. Devenu prêtre à l'âge < 1 « • vingt-cinq ans, ce! abbé s'élait laissé aller, comme uousl'a dit Saint-Simon, à tous les plaisirs de la vie et à tous les dérèglements ; la débauche avait gravement compromis sa sauté. Très bien fait de sa personne, il était âgé de trente-trois à
trente-quatre ans, quand Rose persuada à son frère de le faire venir à Paris pour solliciter de nouveaux bénéfices1 ; mais, à peine arrive-, elle l'entreprit sur les énormes péchés dont il avait la conscience chargée, le
décida à revenir au bien, et, quoiqu'il se fût mis entre les mains d'un excellent ecclésiastique, elle le fit, non sans peine, partir pour le couvent de la Trappe, où nous savons déjà que plus d'un pécheur corrompu trouvait remède à ses maux. Il avait préalablement résigné sa cure et son bénéfice. M de Saint-Louis lui donna d'abord asile dans son logis de l'extérieur2; puis Rose lui ordonna de demander le noviciat, qui lui fut conféré le 30 avril 1700. In au après, jour pour jour, il faisait profession sous le nom de frère Arsène et était guéri de la maladie honteuse qui avait été quelque temps un obstacle à son admission parmi les religieux. Six mois plus tard, on livra à l'impression3 six lettres qu'il avait écrites à son père, à son frère et à un ami (certainement l'abbé Boileau) dont les conseils l'avaient soutenu pendant les épreuves et les combats terribles de l'année de noviciat4. Les partisans de sœur Rose firent évidemment faire cette publication parce que la conversion d'un prêtre débauché avait eu beaucoup de retentissement, et que leurs adversaires affectaient de ne pas la croire durable.
Les six lettres rendent compte de toutes les péripéties par lesquelles le futur dom Arsène était passé depuis son dépari de Toulouse jusqu'au mois de janvier 1701 5, et confirment ce que Saint-Simon nous a raconté de cette conversion6. Toutes sont empreintes d'un tel accent de sincérité, en même temps que de gratitude pour Rose, qu'il arriverait à nous « édifier » nous-mêmes, si nous ne connaissions déjà la Béate trop à fond. C'est à elle que l'ancien curé fait absolument remonter le mérite de son retour au bien. « Vous êtes témoin, écrit-il à Boileau le "21 avril 1700 7, vous êtes témoin de la sage conduite que cette servante du Seigneur a tenue pour me mettre dans la voie de la pénitence que Dieu lui avoit marquée pour expier mes péchés, et qu'elle ne m'a parlé de la Trappe que lorsque j'ai été en état d'en recevoir la proposition8.... Je