Ainsi, (huis le manuscrit, pour sa
2. Ms. Clairambault II",';, fol. -278. Cavaleriso, dans le manuscrit. Cidessus, |> 171-17.! et 178-1711.
l'heure ordonnée, dans la place ou cour ou porte du palais. Et d'abord que S. II. est entrée en carrosse ou en chaise, il ferme la portière et commande qu'on marche où la reine l'aura ordonné. Il passe à l'instant à son carrosse d'office, qu'on appelle de la chambre, et s'y place dans le fond, sur la main gauche du mayordome-mayor. et suit immédiatement le carrosse de S. M., pour tout ce qui peut se présenter de son service. Et quand S. M. veut sortir de carrosse, il ouvre la portière. Si la reine sort en chaise à porteurs, le grand écuyer doit aller à pied, sur la main gauche et attenant à la chaise. Si la reine monte à cheval, le grand écuyer doit lui tenir rétrier. Après que S. M. est à cheval, il y monte aussi et la suit immédiatement.
<• On envoie les ordres par écrit en droiture au grand écuyer, qui les envoie au veedor pour les faire exécuter. Cet officier ou ministre lui fait les représentations sur les provisions, achats et autres dépenses et choses qui dnisent au bien de l'administration de l'écurie, et, quand il s'agit de quelque chose que le grand écuyer ne peut pas résoudre par lui-même, pour n'être pas du ressort de son emploi, il a recours à la reine, qui lui ayant déclaré sa volonté, il la fait mettre en exécution par le veedor, à qui il commande de même de se trouver à l'acte de prestation de serment que font tous ceux qu'on reçoit dans les emplois de l'écurie de la reine, et de les mettre sur l'état de l'écurie. C'est aussi au grand écuyer de recevoir ou congédier les gens de livrée.
« Il a juridiction et autorité pour châtier tous les désordres que commettent les subalternes; seulement, dans les cas où il s'agit de faire des informations et de former des sentences, la chose est envoyée à la junte du bureau, à laquelle on remettoit aussi autrefois les comptes de l'écurie.
« Il a droit d'aller en chaise à porteurs et de se servir des porteurs de la reine. C'est lui qui dispose des places de délivrer ' des aides et garçons des oflices de l'écurie. Il peut ordonner des gratifications sur les fonds de l'écurie, et deux cents réaux pour l'enterrement des gens de livrée. «
PREMIER ÊCt ÏER*.
« Cet emploi est d'une grande considération. Il est ordinairement donné au plus ancien des mayordomes de semaine, pour n'être pas incompatible avec leur emploi. Il est nommé par le roi, et il prête serment entre les mains du grand écuyer de la reine. Le grand écuyer lui donne ses ordres, et se repose sur lui pour la mécanique de l'écurie, qu'il doit visiter fréquemment pour voir si chacun y fait son devoir, examiner l'état des chevaux, concourir aux achats qu'on en fait et aux marchés des provisions, s'appliquant essentiellement, en tout, à procurer le bien et l'avantage du service de la reine, et rendant exactement