‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 415 sur 548 · CABALLERIZOS DE CORTE Y CAMPO · texte numérisé non relu

CABALLERIZOS DE CORTE Y CAMPO

" Il v en a six de cette classe; chacun a huit mille huit cents réaux par an d'appointements et logement. C'est le roi qui. les nomme. Ils font serment entre les mains du grand ('-cuver de la reine. On n'en reçoit pas qui ne soit d'une fort bonne noblesse. Quand la reine sort en cérémonie, quatre de ces caballerizos servent à cheval à la portière de la main gauche de la reine; et aux sorties ordinaires, les deux qu'on nomme caballerizos de crnnpo alternent jour par jour, celui qui est de jour courant à cheval à la portière de la main gauche de la reine, et, pour cet effet, on lui fournit de l'écurie un cheval et un palefrenier monté, et, si la course est longue, on lui met des relais. De ces deux caballcrizos de ranipo, l'un suit toujours aux voyages de la reine, et. dans l'absence du grand et premier écuyer, il a l'honneur de servir la portière de la reine. Ces officiers ne se mêlent en rien de l'écurie, quoiqu'il semble qu'ils le devraient dans l'absence de leurs chefs principaux, à qui ils sont subordonnés. Us n'ont pas non plus d'entrées marquées au palais. »

SOBRE-ESTANTE DÉ CARROSSES, SON LIEUTENANT, LES COCHERS, LES PALEFRE- NIERS DE CHEVAUX ET DE MULES, LES MARÉCHAUX ET LES BOURRELIERS-,

« Celui qui anciennement s'appeloit le grand cocher a présentement le titre de sobre.-eslante de carrosses. Il a par an, pour appointements et logement, quatre mille six cent vingt-huit réaux.

I. Ms. Clairambault 1175, fol. -280. — -2. IbiHcm. fol. -2S.S v".

LA MAISON DE LA HEINE D'ESPAGNE. o"2o

« Il a à ses ordres un lieutenant, qui a trois mille cinq cent quatrevingt-seize réaux; vingt-neuf cochers, y compris les cochers du corps de la reine : ceux-ci sont deux, chacun desquels a deux mille trois cent dix-huit réaux par an, et les autres ont chacun quinze cent quatrevingt-huit; cinquante-cinq garçons, distribués à deux à chaque attelage de mules et de chevaux, à quatorze cent quarante-huit réaux et demi, et l'un de cette classe, qui sert de garde de carrosse, a dix-huit cent quatorze réaux. Celui-ci doit toujours se trouver aux écuries, pour, quand les carrosses rentrent, les examiner et voir s'il y manque quelque chose, et, en ce cas, savoir à la charge de quel garçon le carrosse revient, pour l'en avertir et lui faire retrouver la chose qui manque, ou la faire acheter à ses dépens »

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