‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 418 sur 548 · Pages 508-521. — 4. Ibidem, p · texte numérisé non relu

Pages 508-521. — 4. Ibidem, p

5. Notamment sur Oropesa, Villafranca, le grand inquisiteur, le patriarche des Indes, M. de Benavente, l'Amirauté, etc. Ses détails si circonstanciés sur les derniers événements du règne de Charles II viendraient-ils de là?

fi. Ci-dessus, p. 220-228, et ci-après, p. 546-548 et appendice XV.

puis 1700, si les matériaux ne lui étaient venus juste à point comme je l'ai dit plus haut? La relation de Louville lui a rendu le même service pour ces cosas de Espana, que V Histoire généalogique de la maison de France et des grands officiers et que le Journal de Dangeau pour la suite des événements de chaque jour et le détail précis des biographies françaises, des généalogies, des faits historiques? En 1701, quel a pu être son motif pour rédiger un morceau si étendu? Sans doute la curiosité qui fut grande dans tout Versailles, subitement relié à Madrid par des liens étroits; peut-être un premier sentiment de ce besoin d'écrire qui finit par remplir toute sa vie et par le consoler des déboires de la politique. Mais, à coup sur, il ne se doutait pas que, vingt ans plus tard, son ami le Régent l'enverrait parader en ambassadeur extraordinaire à la cour de Philippe V, pour « en rapporter une grandesse, sans se charger d'aucune affaire, et revenir tout court après1, » et que, cette fois-là, il écrirait d'après nature, de son propre fonds, le Tableau de la cour d'Espagne fait à la fin de l'année 17 2 1'2. Encore moins se doutait-il qu'au bout d'un autre laps de vingt années le Portrait de 1701 et le Tableau de 1721 trouveraient leur remploi dans la rédaction définitive des Mémoires.

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