Sur tout, en deux mots
3. En effet, à peine arrivés au Buen-Retiro, on ne laissa plus entrer que M. d'Aven, pour que le jeune roi s'habituât aux Espagnols : voyez le recueil Hippeau, tome II, p. 495. Louville, en réclamant une instruction générale au duc de Beauvillier, lui exposa son inquiétude en ces termes : « M. de Beauvillier sait ce qu'est le comte d'Ayen. Peu sincère, médisant, entêté de sa fortune et de la faveur de Mme de Maintenon, à laquelle il dit tout (et Dieu veuille que ce soit simplement ce qu'il sait!), on peut compter qu'il fera beaucoup d'extravagances en Espagne; qu'il sera familier à l'excès, surtout avec le roi, pour montrer qu'il est favori ; qu'il voudra les entrées, sous prétexte qu'il les a eues en France. Un
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avec lui1. Noblet* fit deux, journées en Espagne, puis vint rendre compte au Roi de ce qui B'étoit passé3 durant le voyage. De Saint- Jean-de-Luz, les princes allèrent à Acqs*,
où ils demeureront huit ou dix jours assiégés par les eaux. Là, ils commencèrent à vivre avec plus de liberté, à manger quelquefois avec les jeunes seigneurs de leur cour, et à se trouver affranchis de toutes les mesures qu'imposoit la présence du roi d'Espagne. Le duc de Noailles demeura Duc do Bran- leur conducteur comme l'avoit été jusque-là M. de Beauvillier revient yillier, qui, se trouvant toujours plus mal, avoit eu besoin
malade
de tout son courage pour venir jusqu'à la frontière, d'où
il revint droit par le plus court autant que sa santé le
Lettres patentes lui permit3. Le roi d'Espagne emporta des lettres patentes
de conservation enregistrées8 pour lui conserver, et à sa postérité, leurs
des droits ° ' l
bruit s'est même répandu que son voyage d'Espagne avoil pour 1ml secret de se procurer la Toison, et que c'est là le principe de la dépense qu'il se dispose à faire, et qui, réellement, scia infinie, 'in parle d'une cargaison de bijoux qu'il porte pour donner à droite et à gauche. Comment s'y prendre pour ménager avec un tel homme sans entrer dan-ses folies? » M. de Beauvillier répondit : « Ne lui parler que le moins qu'on pourra chez le roi, et l'éviter ailleurs, sous prétexte qu'une assiduité réciproque compromettroit l'un et l'autre vis-à-vis des Espagnols. » {Mémoires secrets du marquis de Louville, tome I, p. 47 et 18.)
1. Les autres (tome VII, p. 326, note 1) revinrent avec les princes. Leurs noms sont donnés tout au long par Petis de la Croix : nis. Arsenal 4137, p. 108-409.
2. Le commis de Torey qui représentait ce secrétaire d'Etat et avait tenu la correspondance jusque-là : tome VII, p. 844. Il reçut cinq mille livres, outre ses frais de voyage {Gazette d'Amsterdam, n" xvij.
3. Après passé, le manuscrit porte un point, qui prouve que les trois mots qui suivent ont été ajoutés après coup.