Ici : Ossuna.— 15. Tome VII. p
son majorasque, est fondoe dans celle d'Hiron', et celle d'Hiron dans
celle de l'acheco, et c'est (le celle dernière dont le duc d'Os-OT]e = ev|
l'aîné. Sn femme est fille du feu connétable de Castiile, de la maison Velasco, et très riche. Elle esl des plus jolie- d'Espagne, et a été fort
en colère de l'exil du duc d'Arcos, <|ui lui fait sa cour. Osuaa est grand de la première classe et un des six gentilshommes de la chambre du
roi conservés en exercice.
« Ce seigneur a peu d'esprit, ne vaut rien: capable de toutes sortes de mauvaises actions, pourvu qu'elles le menassent a sa fortune ; glorieux, jaloux et faux; hait les François et tout ce qui approche le roi. qu'il voudrait gouverner, sans avoir rien de tout ce qu'il faudrait pour cela: en un mot, sans capacité, sans éducation, sans talent, et le revers et le contrepied parfait d'Antonio-Martin, qui suit. Le duc d'Ossone est très attaché au cardinal, dont il est l'espion3.
« Le duc d'Ai.bë4, don Antonio Martin, aîné de la maison de Tolède, connétable de Navarre, reconnu par ce roi-ci grand de la première classe du vivant de son père, ce qui lui étoit auparavant dispute: a trente ans, est arrière-petit-fils du fameux duc d'Albe gouverneur des Pays-Bas sous Philippe II, et qui, depuis, fit la conquête du Portugal, auquel il ressemble extrêmement de visage. Sun père, qui s'appeloit duc d'Albe, est mort pendant le voyage du mariage3. Il étoit veuf et logeoit avec son fils; il étoit très attaché au roi, sans l'avoir jamais vu, et grand ennemi de la maison d'Autriche. Il y avoit trois ans qu'il étoil couché entre deux draps sur le côté gauche, sans en branler jamais, et disoit pour raison qu'il avoit un vent qui l'étoufferoit, s'il remuoit le moins du monde. La véritable raison étoit h' départ malgré lui de sa maîtresse, qu'on [n'javoit jamais pu rattraper, ni savoir ce qu'elle étoit devenue, et sa résolution de demeurer en cet état jusqu'à son retour6. Il s'y joignoit aussi un peu de chagrin d'avoir toujours été maltraité du feu roi, qui ne l'avoit jamais voulu reconnoitre de la première classe, non plus que son fils unique Antonio-Martin. Malgré cette folie, c'étoit un homme de beaucoup d'esprit, d'excellente conversation, qui savoit mille choses, et qui avoit beaucoup de probité, de tète, de considération et de crédit. Pendant sa vie, ils étoient cinq grands de la même maison : lui, son tils, le marquis del Carpio, son frère, et les marquis de Villafranca et de Mancera. C'étoit une chose unique, qui, jointe à beaucoup de charges qui étoient aussi dans leur maison, la faisoient nommer maison favorite, aussi bien que celle de Guzman, qui n'a que trois grands, et beaucoup moins de charges, et de