Tournure incorrecte; il suffirait de supprimer le que
3. Tome IV, p. 190 et note 5. C'est Dangeau qui avait dit, dès la fin de novembre Itome VII, p. 439) : « Henri III, étant duc d'Anjou et sortant de France pour aller être roi de Pologne, ne voulut point partir sans avoir de pareilles lettres patentes, et le Roi avoit promis à M. le prince de Conti, quand il alla en Pologne, de lui en faire expédier sitôt qu'il seroit couronné roi de Pologne. » Le duc de Luynes a ajouté une note de même teneur sur le passage du Journal relatif à l'enregistrement, tome VIII, p. "28. La Gazette d'Amsterdam rappela en outre (n° xii) un troisième précédent, celui du duc d'Alençon devant épouser la reine Elisabeth. — Ces lettres patentes de 1700 inspirèrent des réflexions défavorables pour la France, et nos historiens modernes, Mignet, Rosseeuw Saint-Hilaire, M. Alfred Baudrillart, ont montré que c'était une faute capitale d'annuler ainsi le testament de Charles II, comme c'en avait été une de renoncer au traité de partage pour accepter le testament : la renonciation que, douze ans plus tard, imposèrent les traités d'Ltrecht, fut la contre-partie. Voici de quelles critiques la Gazette d'Amsterdam (Extr. xv) fit suivre le texte même des lettres patentes, belles d'ailleurs par la hauteur des pensées et par la dignité du style: « — Le testament du feu roi d'Espagne et les lettres patentes du roi très chrétien pour conserver au roi d'Espagne, son petit-fils, « les droits de sa naissance » sont deux pièces remarquables pour l'histoire de ce temps. La première appelle « le duc d'Anjou » à la succession de la monarchie, à la charge que, « s'il vient à hériter de la cou- « ronne de France, la succession sera dévolue au duc de Berry, » et ensuite, dans le même cas, « à l'Archiduc, etc., » sur le fondement que les deux couronnes doivent demeurer <• séparées •> et que la renon-
La reine La reine d'Espagne avoit écrit au Roi les lettres tes
,' ' |'af,'nG plus fortes par le connétable1 de Castille, par lesquelles abandonnée i «, . , * ~
et reléguée elle demandoit aux deux rois leur protection et la punition
a îolede. ju comte de San-Estevan 2 et de ses dames, qui l'avoient3
quittée et outragée. Le style en étoit fort romanesque. Il y
en eut aussi pour Madame, dont elle réclamoit les bons
offices par leur parenté*. Je ne sais qui put lui donner ce
eiation des reines Anne et Marie-Thérèse » doit subsister à l'égard de cette incompatibilité. Les lettres patentes font bien mention de « l'ae- « reptation du testament du feu roi d'Espagne; » mais elles rappellent en même temps « les droits légitimes de M. le Dauphin sur la couronne « d'Espagne, » auxquels il a bien voulu renoncer « en faveur de son « second fils le duc d'Anjou, » et elles conservent à ce nouveau roi d'Espagne le droit de succéder à la couronne de France, sans aucune restriction ni limitation par rapport aux clauses du testament sur cette incompatibilité. La suite du temps fera le commentaire de ces deux pièces authentiques et débrouillera tout ce que ce grand événement de nos jours réserve pour l'avenir. Quelques spéculations qu'on puisse faire sur ce sujet, il en faut revenir à ces belles paroles de la déclaration de S. M., que « les jugements impénétrables de la Providence nous laissent seulement voir que les Princes ne doivent établir leur confiance ni dans leurs forces, ni dans l'étendue de leurs États, ni dans une nombreuse postérité, et que ces avantages, qu'ils reçoivent uniquement de sa bonté, n'ont de solidité que celle qu'il lui plaît do leur donner. » Comparez l'Esprit des cours de l'Europe, tome IV, p. 155-156 et 237-259.