Il avait commencé à écrire : des d[ucs
lo. C'est ce que nous verrons dans le prochain volume, au mois d'octobre 1701.
« Le duc de Banos1, Ponce de Léon, frère du duc d'Arcos*, grand aussi de la première classe, favori du feu roi Charles II. Ce sont les deux seuls frères revêtus de cette dignité. Sont de très grands seigneurs. Il a suivi volontairement son frère, et, en passant en France, y reçurent avec affectation tous les honneurs des ducs3.
« Le marquis de Castel-Rodrigo. Est de la maison Omodeï et grand de la seconde classe; ambassadeur de Philippe V à Turin pour son mariage et lui amener la princesse à Barcelone4.
« Le comte d'Aguilar-del-Campo.
« Le duc de Saint-Pierre, grand de la première classe, de la maison [Spinola] 5.
« Le marquis del Carpio, de la maison de Tolède; grand, par sa femme, de la seconde classe, fille du feu marquis del Carpio mort vice-roi de Naples.
« Le marquis de Camaraça, grand de la seconde classe, chevalier de la Toison d'or.
<• Le marquis de Leganès6, grand de la première classe, ci-devant gouverneur du Milanois, est de la maison de Menezès7; très Autrichien; a peu d'esprit et de sens, est sot homme, présume beaucoup; de condition ordinaire.
« Le comte de Montezuma, de la maison Montezuma des vrais rois du Pérou, où il est vice-roi; grand.
« Le comte de Fuentès, point grand.
« Le comte de Cifuentes8, point grand; de la maison de [Silva]9; grand
1. Ci-dessus, p. 136. Il écrit : Bar/Jios. — 2. Ci-dessus, p. 549.
3. Après ces notices, Saint-Simon a biffé l'article suivant sur le Grand Inquisiteur, qui n'était qu'une première rédaction de celui qui a été donné plus haut, p. 531-532: « Le grand Inquisiteur est de la maison de Mendoza, et archevêque de Séville, où le cardinal Portocarrero l'a fait reléguer par Philippe V dès qu'il fut arrivé à Irun : ce qui fut un coup d'autorité prodigieuse. Il s'étoit fait faire grand inquisiteur par le crédit de la reine, et cela même, et de ne ployer pas assez sous le cardinal, et de ne le saluer pas assez, l'a rendu son ennemi et son persécuteur implacable, outre qu'il voudroit bien avoir sa charge, et le fait tenir bon avec une hauteur et une rusticité extrême, et avec menaces contre le ISonce et les offices du Pape en faveur de cet inquisiteur, lequel d'ailleurs est un sujet très médiocre. 11 l'accuse d'être trop propre et de donner l'aumône par faste par (par corrige da[>is]) les rues pour s'acquérir le peuple. Cet inquisiteur, qui a une autorité énorme, balança tout un jour s'il obéiroit au Roi, et enfin partit : sans quoi il eût été très difficile de l'y forcer. 11 n'a rien démérité; mais c'est un pauvre homme, encore une fois. Don Manuel Arias voudroit bien aussi sa charge, même en quittant pour cela la présidence de Castille. »