Publiés pour la première fois en
■i. Publiées en 1800.
">. On le verra en 1703, quand il parlera d'Orry.
6. Louville, en mourant le 20 août 1731, ne laissa de sa femme, Hyacinthe- Sophie Béchameil de Nointel, qu'une fille, Angélique-Louise-Sophie, née le lu février 17 in, mariée le 10 février 1733 au marquis de Baglion: dont Fran- <;oise-Marie-Scholastique de Baglion, mariée le 24 janvier 17o9 à Denis-Auguste de Grimoard de Beauvoir, marquis du Roure. De ce mariage vint Antoinotte-Catherinc-Dcnise du Houre, qui épousa, le 20 août 1782, son cousin
Une partie, soit quatre volumes, est restée depuis lors au château de Louville, en Beauce, reconstruit jadis par notre personnage sur le modèle de l'hôtel d'Huinières, et a échappé à un incendie assez récent. I.e propriétaire actuel, par voie d'héritage, est Mgr d'Hulst. L'éminent prélat a bien voulu communiquer ces précieux documents à M. Alfred Baudrillart, comme le comte du Roure l'avait l'ait lui-même, il y a soixante ans et plus, aux éditeurs de la Correspondance de Fénelon ', et M. Baudrillart a profité amplement de cette libéralité, ainsi que d'un cinquième volume qui, détaché de la collection, est entré, par une heureuse fortune, dans les riches archives dont M. le duc de la Trémoïlle sait faire un si généreux usage au profit de l'histoire. D'autres pièces encore circulent éparses, soit qu'elles proviennent du Dépôt des affaires étrangères ou de la collection de Louville même. De celles-là, quelques-unes ont pu être rachetées par M. de la Trémoïlle, et jointes au volume indiqué ci-dessus ; d'autres sont de temps en temps livrées au hasard des ventes, et j'en ai pu parfois prendre copie. C'est ainsi qu'on trouvera dans l'appendice XV une lettre des plus importantes à Torcy sur la « saccade du vicaire, » et, dans celui-ci, deux billets du duc et de la duchesse de Beauvillicr, propres à marquer leur intimité avec Louville et la direction qui lui venait de leur part. Mais ce ne sont là que des spécimens qui feront souhaiter que l'œuvre du comte de Roure soit reprise quelque jour sous la forme d'une publication intégrale, comme le méritent et Louville lui-même et sa participation aux affaires du temps. La Société de l'Histoire de France avait songé, en 1845 et 184fi, sur la proposition du baron de Barante, à charger de ce soin M. du Roure lui-même.
Avant les deux billets de M. et Mme de Beauvillier, je mets une lettre de Louville à l'érudit collectionneur et généalogiste Gaignières, sur les titres anciens de sa famille, et un placet familier adressé par lui, en 1694, au futur Philippe V. Cette dernière pièce, une de celles qui sont en la possession de M. le duc de la Trémoïlle, a déjà été publiée par M. Baudrillart*; mais je crois tout à fait nécessaire d'en placer ici la copie que j'avais faite antérieurement, pour caractériser l'affection à la fois respectueuse et familière qui unissait dès ce temps-là le jeune prince et son gentilhomme de la manche.
Nicolas-Louis-Auguste du Roure, et n'eut, avec trois filles, qu'un fils : Auguste-François-Louis-Scipion, né le 10 août 1783. Malgré la similitude de nom, il n'y a point de rapport entre cette illustre famille et celle du général Henri-Philippe de Grimoard (1750-1815), éditeur des correspondances de Turenne, du roi Gustave-Adolphe, du maréchal de Richelieu, du comte de Saint-Germain, etc., et collaborateur de Grouvelle pour la publication des Œuvres de Louis XIV.
1. Tome II, p. 433, note. Comparez les Mémoires de Louville, tome I. p. 55-66.