‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 47 sur 548 · Cette dernière phrase semble ajoutée après coup · texte numérisé non relu

Cette dernière phrase semble ajoutée après coup

3. Le duc d'Harcourt ayant en vain essayé de la persuasion (voyez sa lettre du 27 décembre), le cardinal et lui se firent adresser par le jeune roi un ordre formel, de leur propre rédaction. La lettre que M. de Beauvillier écrivit de Tartas, le 10 janvier, en envoyant les dépêches de Versailles à M. d'Harcourt, a figuré, le 23 mars 1888, dans une vente d'autographes faite par M. Etienne Charavay; celles de Louis XIV et de Philippe V ont été publiées dans ['Avènement des Bourbons, tome II, p. 409, 410 et 417-419. Sur l'exécution, voyez ibidem, p. 386-387, 50 1. 452-454 et 464. La lettre de Philippe V à la reine douairière parut sur le. moment même, dans la Gazette d'Amsterdam (n° xvi, de Paris), avec des réflexions dans l'Extraordinaire, lue première réponse dilatoire est aux Affaires étrangères, vol. Espagne X~ , fol. 92.

4. 11 avait été convenu que le nouveau roi ne donnerait avis de son avènement aux États européens qu'après due négociation et au cours de son voyage (Mémoires et négociations, par M. de la Torre, tome II, p. 240-241); mais nous avons vu (tome Vil, p. 332 et 341) que, dès le mois de novembre, tous les représentants des États italiens, celui de la Savoie, et même le résident de Suède, l'avaient spontanément reconnu et traité comme souverain. La nouvelle de la Haye arriva le 24 février (Dangeau, tome VIII, p. 44; Mémoires de. Sourches, tome VII, p. 24 et 25; Gazette d'Amsterdam, n" xvn-xx) : les Hollandais mandaient que leurs souhaits étaient pour la paix, mais qu'ils comptaient sur la sortie des garnisons mises à la place des leurs, et le Roi se bâta de communiquer ces bonnes nouvelles au connétable de Castille et à M. de Castel dos Rios, comme une « disposition à la paix, » d'autant qu'on ne signalait aucun mouvement des troupes de l'Empereur. Mais, si le peuple hollandais avait effectivement des tendances pacifiques, peut-être par esprit d'opposition au roi Guillaume, on sut tout aussitôt que celui-ci faisait faire des levées considérables dans les Pays-Bas et soudoyait des troupes allemandes.

5. Avant la, l'auteur a biffé un a et le signe du pluriel qu'il avait, par mégarde, ajouté à résolu.

pas prêtes, et ' ne s'expliquer point eût été s'expliquer, et découvrir des desseins qu'ils prenoient de si grands soins de cacher2.

Il y eut, le jour de la Chandeleur3, un ouragan si furieux, ouragan que personne ne se souvint de rien qui eût approché d'une a Pans telle violence, dont les désordres furent infinis par tout Ia prance. le Royaume*. Le haut de l'église de Saint-Louis dans l'Ile8* à Paris, tomba; beaucoup de gens qui y entendoient la messe furent tués ou blessés; entre autres, Verderonne6, qui étoit dans la gendarmerie7, en mourut le lende-

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