‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 48 sur 548 · Et surcharge ne · texte numérisé non relu

Et surcharge ne

"2. Voyez l'Esprit des cours de l'Europe, tome IV, p. 331-336.

3. Journal de Danaeau, tome VIII, p. 29-31; Sourches, tome Vil, p. 14; Gazette d'Amsterdam, n" xn et xm.

4. A Laval, notamment, selon les Mémoires de Sovi'ches, une tour de l'église fut renversée et blessa ou tua plus de cinquante personnes. A Mortagne, le clocher de l'église tomba également : Correspondance des Contrôleurs généraux, tome 11, n° 251. Peu de jours auparavant, il y avait eu une sorte de raz de marée dans les ports de Bayonne et de Bordeaux, et des inondations dans toute la région pyrénéenne, qui arrêtèrent longtemps le voyage des princes : ci-dessus, p. 64. Sur la Manche, en Irlande, à Cologne, mêmes désordres (Gazette d'Amsterdam, Extr. xi, ii* xm et Extr. xvi).

8. La première maison de l'île Notre-Dame ou Saint-Louis n'avait été construite qu'en 1600, par un maître couvreur, qui y éleva aussi une petite chapelle. Quand ce quartier commença à devenir plus populeux, on érigea la chapelle en paroisse, puis on l'engloba dans une église qui fut construite en partie, avec le secours du Roi, de 1664 à 1679. Selon Piganiol, ce serait une partie du vieux bâtiment qui aurait causé l'accident dont il va être pari»'. L'église fut complétée, deux ans plus tard, par l'adjonction d'une nef, dont le cardinal de Noailles posa la première pierre le 7 septembre 1702 (Mercure d'octobre, p. 63-92), niais qui m- lut terminée que bien [dus tard, à l'aide d'une loterie.

6. Charles de l'Aubespine, chevalier de Verderonne, né le 27 avril 1664, quatrième fils de Claude, marquis de Verderonne et seigneur de Stors, était petit-fils d'un chancelier de Monsieur Gaston, et il sera parlé ailleurs de son bisaïeul, comme premier greffier de l'Ordre en 1579. Sa mère était une fille du chancelier d'Aligre.

7. Il avait une compagnie au régiment du Roi, non dans la gendarmerie comme le dit notre auteur, et s'était fait pourvoir, le 5 sep tembre 1699, de la charge de capitaine des petits chiens d'Ecosse du

main1; il s'appeloit l'Àubespine comme ma mère*. Cet ouragan a été l'époque du dérangement des saisons et de la fréquence des grands vents en toutes; le froid en tout temps, la pluie, etc., ont été bien plus ordinaires depuis, et ces mauvais temps n'ont fait qu'augmenter jusqu'à présent, en sorte qu'il y a longtemps qu'il n'y a plus du tout de printemps, peu d'automnes, et, pour l'été, quelques jours par-ci par-là. C'est de quoi exercer les astronomes3.

Mort Monsieur de Noyon 4 mourut en ce temps-ci à Paris, à

de l'evequc- soixante-quatorze ans5. Il avoit l'Ordre6, et s'étoit, à

comte ^

de Noyon. l'exemple de Monsieur de Reims, laissé faire conseiller

Roi pour la chasse du lièvre, à la place de son père, qui la reprit le X février 1701 : Arch. nat., ()' 45, fol. 22 v; Mémoires de Sourches, tome VII, p. 15 et 17; Journal de Dangeau, tome VIII, p. 35; Mercure du mois, p. 116-117.

1. Selon la note précédente, Y Histoire généalogique, tome VI, p. 563, et les Mémoires de Sourches, c'est le 6 que mourut le chevalier; mais, selon le Journal de Dangeau, tome VIII, p. 35, ce ne serait que le 11. Plusieurs autres personnes qui assistaient à la messe de la Vierge avaient aussi été blessées, si ce n'est tuées comme le dit Saint-Simon, par des plâtras ou des poutres de la vieille chapelle.

2. C'était une branche cadette des marquis de f.hâteauneuf et d'Hauterive (notre tome I, p. 212 et 213), et la terre de Verderonne, dans la paroisse de Liancourt-sous-Clermont, avait été érigée en marquisat en octobre 1650 : Histoire généalogique, tome VI, p. 561-563. Comme cousins paternels, Claude de Saint-Simon et la duchesse sa femme avaient figuré, en 1687, dans le contrat de mariage du frère aîné du chevalier de Verderonne avec Mlle de Festard, tille du marquis de Reaucourt, en Picardie (Arch. nat., Y 267, fol. 131 v°). C'est ce même frère qui, quatre ans auparavant, avait vendu à Charles de Sévigné la sous-lieutenance des gendarmes du Dauphin.

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