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ti02 APPENDICE XIX.
« Je vous demande avec le mesme empressement monsieur, le payement dune ordonnance de huit mille livres qui ma esté expédiée il y a deux mois pour le suplement de la différence des monoyes, ce présent qui marquerait dans une autre, occasion que celuy a qui on le donne a huit mille francs de plus quil n'auroit sans cela, l'ait voir ce que. je perds sur tout l'argent que je fais venir de france au delà de mes apointements, que ce bien fait ne fait que mettre de niveau.
« Jespère monsieur que tant de raisons pressantes soutenues de la bonté que vous mavés touiours tosnioignéo nie donneront lieu davoir lesprit un peu plus en repos que je ne la y présentement. le vous suplic de mhonorer dune response, et de vouloir bien me dire ce que jay a espérer, car lincertitude. dans un estât aussy pressé que celuy ou je me trouve seroit aussy embarassante pour moy que le mal.
« Je vous demande pardon monsieur de vous avoir importuné dune aussy longue lettre.
« Je suis avec mon respect ordinaire « Monsieur
« Vostre très humble et très obéissant serviteur « Tallard1. »
1. A cette lettre est jointe la note du commis, ainsi conçue : « Le payement des appointements de M. le comte de Tallard pour le reste de l'année 1G98 a été ordonné avec les appointements et pensions de ladite année. M. Bernard les a reçus en argent comptant et assignations, depuis quelques jours. L'ordonnance de huit mille livres est sous l'état de distribution du 10° août 1G99. 11 lui est dû les huit premiers mois lG'Jt) de ses appointements, montant à trente-deux mille livres. »