Relation de l'ambassadeur vénitien
« Philippe, duc d'Orléans, frère unique du Roi, approche de cinquante-cinq ans, avec un excellent tempérament, quoique parfois tourmenté par des accidents passagers que causent les excès d'incontinence et de. nourriture. Son esprit aurait gagné à être cultivé par l'étude, ce qui l'aurait rendu parfait; mais, élevé au milieu des plaisirs et loin des affaires, il n'a gardé que les dons de la nature. La bonté, la courtoisie, l'affabilité avec lesquelles il reçoit chacun lui ont gagné les éloges et l'amour de tous. Dans sa victoire de Cassel, il donna dos preuves suffisantes de cette valeur reconnue pour être l'apanage de la race des Bourbons. Son revenu monte à plus de cinq cent mille écus, et il l'em ploie entièrement à se montrer magnifique dans ses bâtiments, dans
1. Relation de Jérôme Vënier, dans les Relaiioni, série Francia, tome III, p. 453. — Comparez le portrait fait par l'envoyé de l'électeur de Brandebourg, Ézéchiel Spanheim, dans sa Relation de la cour de France en 1690, p. 55-38.