Ci-dessus, p
MÉMOIRES m SAINT-SIMON Mil il
récit l'alinéa complémentaire mu- M. Jolv de Fleury, <|ui termine notre yolume : « Ce même magistrat, à qui j'en ai reparlé depuis, m'apprit ce qu'il ne m'avoit pas dit la première fois, etc. »
Ce Pumon ainsi transformé on complice, puis en dénonciateur du triumvirat des empoisonneurs, et présenté d'ailleurs comme un homme do bas étage, n'était rien moins que le propre frère de deux personnes estimées entre toutes à la cour comme ù la ville, le maréchal de camp lîonneau de Trassy, inspecteur de l'infanterie, gouverneur de Tournav. qui mourut en 168"2 « regretté du Roi et de Ions les honnêtes gens1, » et la vertueuse, la charitable, la sainte Mme de Miramion*. Lui-même était considéré par Daniel de Cosnac comme « un des plus honnêtes hommes de chez Monsieur3. » Il est vrai que Purnon était premier maître d'hôtel de Madame Henriette, et qu'il vendit sa charge à Morel de Volonne, sur la tin de 1673 (non 1674): mais ce fut pour prendre l'équivalente chez Monsieur, aux côtés duquel il eut l'honneur de prendre part à la bataille de Cassel*, et qu'il servit jusqu'en 16KU2. Il est vrai encore qu'à cette dernière date, compromis dans la disgrâce de Beuvron et de Mlle de Théobon, il fut forci'' de vendre sa charge de chez Monsieur au comte de Flamarens5. Mais « de poison pas un mot6, ■ si ce n'est dans nos Mémoires et chez les écrivains qui les ont suivi-, notamment Michelet, qui a fait Fiirxon de Purnon :, et Paul Lacroix,