‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 520 sur 548 · Mémoires de Cosnae, tome 1, p. 321 et · texte numérisé non relu

Mémoires de Cosnae, tome 1, p. 321 et

4. Gazette de 1077, p. 322. Presque tous les officiers du prince eurent leurs chevaux blessés ou reçurent des coups dans leurs habits.

5. Voyez le récit circonstancié des Mémoires de Sourches, tome I, p. 137 Il a été parlé de cette affaire ci-dessus, p. 342, note 1, et 343, note 2.

6. Je ne parlerai que pour mémoire de ce fait qu'un maître d'hôtel soupçonné d'avoir empoisonné le premier président Lamoignon avait été fourni à celui-ci par Purnon. Fr. Havaisson a vu là un motif de plus pour accepter l'accusation de Saint-Simon : Archives de la Bastille, tome VI, p. lia. Dans le même recueil, il est plusieurs fois parlé d'une dame de Saint-Martin, femme de chambre de Madame, mariée à un gentilhomme de Monsieur, et fort mêlée à l'affaire des empoisonneurs. M. I.oiseleur, après Ravaisson, a relevé cette singulière coïncidence dans son examen du procès : Trois énigmes historiques, p. 159-160. On voulut aussi imputer le crime à cette « méchante» Gordon; mais Madame affirme (recueil Brunet, tome 1, p. 252) que c'était sans fondement, qu'elle avait seulement calomnié et desservi sa maîtresse comme elle le faisait de tout le monde. Voyez ci-dessus, appendice XXV, p. 625. Un autre nom encore a été prononce, celui de la comtesse de Soissons, déjà chargée de tant de méfaits ou de crimes problématiques. C'est, je crois, Craufurd, qui a signalé [Essais sur la littérature française, éd. 1818, tome 1, p. 130) la proscription acharnée dont cette comtesse fut l'objet, alors que les prétendus empoisonneurs revenaient en pleine faveur.

7. Surnon dans l'article de Monmerqué (1817). et Morelli, au lieu fie Morel nu Maurel. Cette leçon Surnon vient des premières éditions de nos Mé-

LA MOKT I» i: M AI) A MT. HENRIETTE. 643

qui. en brodant sur le récit de Saint-Simon', a mis au compte de l'union, non seulement l'empoisonnement, mais aussi tous les goûts horribles attribués par la Correspondance de Madame à Morel de Volonne.

Au contraire, ce dernier personnage, qui acheta de Purnon, sur la tin de 1673, la charge de la maison de Madame Palatine-, était un petit gentilhomme tic Provence3, ancien lieutenant aux gardes, que Mme de Sévigné connut par les Orignan ainsi que sa femme. « Morel avait de l'esprit comme un diable ; mais c'était un homme sans foi ni loi, » écrit Madame dans un de ses récits de l'empoisonnement, et elle ne se tait pas faute d'énuinérer des vices bien dignes de la maison de Monsieur4. Ami, ou plutôt familier et serviteur du chevalier de Lorraine et du marquis d'Effiat, c'est par eux évidemment qu'il arriva à devenir premier maître d'hôtel. « Voilà un joli établissement! voilà où la Providence place Mme de Volonne ! » Cette exclamation de Mme de Sévigné2 prouve que le personnage n'eût pu espérer une pareille fortune sans des circonstances exceptionnelles. Un second passage de sa correspondance 6 laisse entendre que Volonne se connaissait en empoisonnements ; d'autres encore 7 nous- le montrent prenant parti avec le marquis d'Effiat, en faveur du chevalier de Lorraine et contre le chevalier de Chàtillon, dans la brouille de -1675 s, et allant bouder à Chantilly avec le marquis. C'est Morel qui, selon Madame, et aussi selon Gaignières, ayant apporté le « boucon » d'Italie, comme on le verra plus loin9, aurait seul pu révéler au Roi le forfait dont il avait été complice, et, plus tard, raconter à Madame les prétendus conciliabules du chevalier de Lorraine avec ses complices. Son nom doit donc être substitué partout à celui de Purnon dans le récit de notre auteur, qui a fait une transposition de personnages.

Madame prétend que les empoisonneurs obtinrent pour cet homme la charge de premier maître d'hôtel, en récompense de sa complicité, et qu'ils la lui tirent revendre très cher après qu'il eut suffisamment volé. En effet, Morel ne la conserva que jusqu'au même moment à peu

moires, celles de 1791 et 1818, où l'on a aussi imprimé : Morel de Yaulonne. 1, 'éditeur même des Mémoires de Cosnac a imprimé encore : Suriwn.

1. Mémoires (apocryphes) di' cardinal Dubois, tome I, p. 210-215.

i. Etal de la France, 1G74, tome I, p. 46i).

3. De même famille que les Morel ou Maure! du Chaflaut et de Villeneuve.

-1. Ci-après, p. ii.i->.

5. Tome III des Lettres, p. "i'J'j, la* décembre 1673. En cet endroit, le commentateur a fait une méprise inexplicable, lisant dans nos Mémoires, au lieu du nom de Morel de Volonne, qui y a toujours été imprimé, celui de Yiel de Suranné, qui précisément était un maître d'hôtel ordinaire «le Madame, niais dont Saint-Simon n'a jamais parlé.

Page 1