‹ Memoires de Saint-Simon (volume 3)Chapitre 52 sur 548 · Pas un évèque non-pair · texte numérisé non relu

Pas un évèque non-pair

8. Cette nomination, disent en effet les Mémoires de Sourches (tome VII, p. 21). « donna un extrême chagrin aux archevêques et évèques prétendants. » qui faisaient valoir que « le Roi n'avoit jamais accordé cet honneur à des ecclésiastiques du second ordre. » Le second ordre du clergé séculier se composait, comme nous l'avons déjà dit, des prêtres non revêtus de la dignité' épiscopale.

d'Etat, comme fa i soient' Messieurs de Reims et de No von 2. L'abbé Bignon fut transporté de joie d'une distinction jusqu'à lui inouïe3. Son oncle le mit dans des bureaux* en attendant qu'il lui en pût donner8, et à la tête de toutes les Académies6. Ce dernier emploi étoit fait exprès pour

•1. Faisoit corrigé en faisaient, les dernières lettres corrigeant une 1/.

2. Voyez la première partie de la notice sur les Conseils du Roi, dans notre tome IV, Appendice, p. 393 et 394.

3. Il y avait déjà eu un conseiller d'État ecelésiasticpie du second ordre, l'abbé de Comtes, doyen de Notre-Dame (4658-4679). Mathieu Marais dit (tome 11, p. 342) que l'abbé Bignon préféra le Conseil à un évèelié pour ne pas être obligé à une certaine contrainte.

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