Addition n" 6, dans notre tome I, p
m APPENDICE WVII.
Ce « 1 1 « i est ilcinc certaine! bien <'- tu l»l i . mais absolument inconciliable avec des soupçons aussi forts de culpabilité, e'est que, jusqu'à la lin de leur vie, nos trois personnages principaux, le chevalier de Lorraine, d'Effiat, Beuvron, surtout les deux premiers, eurent toute la confiance d'un prince qui n'oubliait ni le bien ni le mai, qu'à chaque instant il usait de leur influence sur Monsieur, et qu'il les en récompensait hautement, publiquement. Il paraît impossible d'admettre que le |>a^-~i'des uns ou des autres fût chargé d'un crime énorme que Louis Xl\ n'aurait jamais pu leur pardonner; ce n'est pas le moindre des arguments qui infirment presque sur tous les points le récii de Saint-Simon, et. par conséquent, ceux des historiens trop empressés à le suivre.
Page 2, note 3. Aux documents indiqués sur le rôle du due de
Savoie et sur les négociations de M. de Tessé, il faut ajouter le premier tome des Mémoires de Ledran relatifs à la succession d'Espagne, qui sont au Dépôt des affaires étrangères, vol. Espagne (mémoires cl documents) 94, fol. 99, 100. 107, MO V et 135 v.
Ibidem, note 5. L'ambassadeur vénitien écrivait, le "21 juillet 1091 t Archives de la Bnslille, tome Vil, p. 144-142) : « A M. de Barbezieux.... S. M. a dit qu'elle prenait part à sa douleur, et que pour elle la perte était beaucoup plus grande; qu'il dépendrait de lui de conserver le poste où il se trouve. 11 a vingt-trois ans, a beaucoup d'esprit et de facilité, qualités que son père a développées par ses instructions et par l'habitude de l'application au travail ; mais il n'a pas l'expérience qu'exige
une position aussi élevée Il est donc incertain si M. de Barbezieux
restera, et si, dans ce cas, on ne lui adjoindra pas des collègues comme aides, ou plutôt comme directeurs, ou même si on ne séparera pas de sou département celui de la guerre, dont on chargerait un autre mi nistre, ou que l'on confierait à un conseil composé de plusieurs membres.... On dit que la personne la plus avant dans la confidence intime du Roi insinue qu'il vaut mieux laisser les choses dans l'état actuel, tant par reconnaissance pour la mémoire d'un si grand ministre que pour que, les affaires recevant maintenant l'impulsion directe du Koi, on puisse croire qu'il en était de même par le passé, ce qui semble ajouter à la réputation du Roi en faisant sentir la difficulté de lui trou ver un lieutenant aussi capable et l'impossibilité de rencontrer une expérience égale à celle de S. M.... »
Page ;>, note 3. Le château de l'Étang ('tait situé à la croisée de la route de Vaucresson à Versailles avec celle de Saint-Cloud à Rocquencourt.
Page 0, note 7. Cette femme galante était peut-être la demoiselle de la Lardière. qu'on envoya à l'Union chrétienne de Fontenav : Arch. nat.. 0' 15, fol. 1 v\
Page S, note H. ligne "2. On trouve, dans les Pièces intéressantes et peu connues, publiées par M. I). L. P.. en 1781, d'après les papiers de Duclos et les Mémoires de Saint-Simon, puis dans les Œuvres de Duclos lui-même, publiées en 1791! (éd. 1*21. lome III. p. 8"2). cette
anecdote (tome I, p. 177) : « Un jeune seigneur anglois, ;i son retour de France, ayant <lil au roi Guillaume que ce qui lui avoit pain de l>lus plaisant à la cour <le France étoit que le Roi eût une vieille mai tresse et un jeune ministre (Rarbezieux) : « Cela doit von-, apprendn ■ jeune homme, «lit Guillaume, qu'il ne l'ait usage ni de l'une ni «le « l'autre. »
Page "20, note (i, ligne i. Ajoutez : ■• Voyez la Memie Hellequin, pai M. Gaston Raynaud (4890), p. 56. •>
Page 30, note li. Ajoutez : ■ Déjà, en ltiii7, Vittorio Siri se plaignait que le grand Condé tût obligé de faire sa cour aux ministres el à leurs commis, avec mille bassesses indignes d'un haut personnage (Journal d'Ol. d'Ormesson, tome II, p. 515-516). »
Page 35, note 3. Le testament de Stoppa, daté du 20 mars 1700. est dans les Insinuations du Cbâtelel : Arch. nat.. Y U), fol. 3-2 v° et 33.
Page 40, note S. L'éloge que t'ait Saint-Simon du bonhomme Bon temps a été extrait des Mémoires par Duclos et publié en premier lieu dans le recueil des Pièces intéressantes de 1781 [tome II. p. 82-85), mais arrangé el augmenté de quelques traits, tels que celui-ci : « Lui et son camarade Nyert étoient si connus pour ce qu'ils étoient, que, lorsqu'on les voyoit ensemble auprès de Louis \l\ . on disoit que ce prince étoit entre son bon et son mauvais ange. On en avoit dit autant de la marquise de Dangeau et de la comtesse d'Heudicourt à l'égard de Mme de Maintenon. »
Page 42, note "1. La maison de Bontemps fut habitée, au siècle suivant, par M. de Vexgennes.
l'âge 48, note 4. 11 est fait allusion à l'insuccès de tous les traite tnents dans le second Entretien de M. Colbert avec Bouïn, 1701. p. 87-88.
Page 49, note 7, ligne 16. Ajoutez : <• Cette pièce, imprimée par Léonard, quoique sous la rubrique étrangère de P. Marteau, fut sévèrement poursuivie en février 1701 (Depping, Correspondance administrative, tome II, ]>. 783). »
Page 50, note 4. Sur les négociations du commencement de 1701 en Hollande, on peut voir les mémoires indiqués ci-dessus de Ledran, vol. Espagne 94, fol. 112 V à 113, 121 V, 1:27, 138-140, I6ti, etc.
Page 55, 1" ligne de la tin de note. Ajoutez : <■ Gazelle île 1070. p. "237, de 1671, p. 97"2, de 1681, p. 717'. .
Ibidem, note 2. Ajoutez : « En 1682 (Gazette, p. '.01 el 124) M. de Mancera traita avec les marchands eux-mêmes, pour les contrebandes, sur le pied de quatre cent ou quatre cent cinquante mille écus. »
Page 56, note 6. Selon M.Hatzfeld, le mot bille désigna primitivement les parties d'un arbre ou d'une matière solide débitées en blocs massifs et carrés pour passer de là à la mise en œuvre, puis s'appliqua à la queue, également massive et carrée par le bout, dont on se servait alors pour pousser les boules du jeu dit de billard, el enfin désigna ces boules elles-mêmes. Nous avons encore billot dans le -eus primitif.
Page 57, noie 3. Ajoute/. : « 1. 'anecdote était déjà connue par le recueil des Pièces intéressantes publié en 178 1 (tome I, p. 142) et par les Mémoires secrets de Ihiclos, publiés en 1798 (tome III, p. 15,
note, de l'édition de 1821). »
Page 58, note à\ Ajoutez : « Mais c'est à Morol, et non à liourg-la- Keine. qu'on avait reçu alors le due de Pastrana (Gazelle, 1(579, p. 160). ■
Page 59, note 4. Agurto île Gastanaga avait été d'abord mestre de camp d'un des terces d'infanterie employés aux Flandres, puis lieutenant général de la cavalerie (4670), gouverneur de Gand et général de l'artillerie (1()79), mestre de camp général au Milanais (4680) et aux l'ays-Bas espagnols (4682). Enfin, en décembre 1685, on l'avait créé comte, en même temps que pourvu du gouvernement de cet État, qu'il gérait par intérim depuis la mort de M. de Grana.
Page 61, note 4. Ajoutez, : « Le marquis de Quintana, marié à une tille de M. de los lialbasès, était déjà venu au-devant de la jeune reine, en 1679 (Gazette, p. 584, pour 544). 11 tut nommé sommelier du corps de Philippe V en juillet 1745, tout en conservant sa vieille compagnie des hallebardiers, et il mourut à Madrid, le 15 mai 1722, dans sa soixante-quatrième année. Saint-Simon le trouvera en fonctions à cette époque, mais sous le nom de Montealegre (tome XVIII des Mémoires, ]). 7(i et "217).»
Page H8, note 3, ligne H. La lettre du duc de Beauvillier au duc d'Harcourt a repassé dans la vente d'autographes faite le °2() décembre lSfll), sous le n° li du catalogue.
Page 69, ligne i. On employait encore de préférence, au commencement du dix-huitième siècle, la forme houragan (du caraïbe hurrican), comme on peut le voir dans l'extrait du procès-verbal de l'Aca demie des sciences, ci-dessus, p. 423, note 1, et dans la Gazelle, année 170.'). p. i42 ; cependant cette même gazette, quarante ans plus lot, en l(i(ili (p. 1264), avait annoncé, dans les nouvelles de la Martinique, une •' tempête appelée ouragan. ■>
Page 8-2, tin de note. Les manuscrits de la bibliothèque Mazarine ne sont que des copies de lettres ou d'opuscules.
Page 93, note 1. Dysenterie se trouve aussi dans la Gazelle de lti(>.'i.
Page 125, note 5. Nous avons déjà eu le verbe démarier dans notre tome Y, p. 224.
Pages 12o et 126. Sur l'abdication et la tin du roi Alphonse en 1667, et sur le mariage de la reine sa femme avec son frère I). Pierre de Bragance, voyez la Gazelle année 1668, p. 34-36, 211, 406, 411- '.19, m, 128, ',7;;, 503, 545, 599, 7 1',, et année 1669, p. 590, 591
ci 938-940.
Page 127, note 'A. Ajoutez. : < Lorsqu'on forma une régence en 1705, le duc île Cadaval fut le premier des cinq ministres qui la composèrent i Gazelle, p. 535). »
Page 128, note ,'i. ligne 12. ajoutez : •■ Dans le recueillies lettres de
la main de Louis XIV conservé à la bibliothèque Sainte-Geneviève,
ins. Lf, 17, on trouve (tome II, |>. 317-318, 398, Wl, 433,434 et 500 plusieurs lettres à M. et Mme de Cadaval, qui n'ont pas été imprimées. Le Roi avait accepté, en novembre 167-2, d'être le parrain de leur tiK. Selon la Gazette de 1674, p. 71t> bis, c'est en accouchant d'un antre
fils, mort aussitôt, que la duchesse mourut.
Page 128, note (I, tin. Ajoute/ : « Sur ces deux princesses «le la niaison Je Lorraine, et sur la troisième dont il sera parlé à la page 130, voyez les Portugais en France et les Français en Portugal, par Francisque Michel (1882), p. 69-71. Le second mariage fut négocié par la comtesse de Soissons. »
Page 129, note 4. Le marquis de (louveia, mort en mars 1686, était président du desembargo do Paço, « premier tribunal du royaume (Gazette, p. 187).
Page 131, note 8. Ajoutez : « Le cardinal Henri avait un frère aîné, Louis, duc de Beja, qui, s'étant marié à une tille de basse extraction, avait été déclaré indigne, ainsi que sa descendance, de recueillir la couronne. Néanmoins, son tils naturel Antoine, prieur de Crato, prit le titre royal en 1580. Défait à Alcantara, par le due d'Albe, il se retira à Paris, et y mourut le 13 août 1595, à soixante-quatre ans. « réduit au « train d'un bien simple gentilhomme, » dit Pierre de l'Estoile. Il avait composé une parapbrase des Psaumes. »
Page 135, note 3. La Gazette de 1679 (p. 654-655) contient cet article, de Lisbonne, le 31 octobre : « Doua Maria de Lancastre, femme de don Emmanuel Ponce de Léon, duc d'Areos, a gagné le procès qu'elle avoit depuis longtemps contre le prince régent pour le duché d'Aveiro. le duché de Torrès-Novas, le comté de Monte-Mor. la nomination à plusieurs grands bénéfices, et tous les autres biens de don Raymond, duc d'Aveiro, son frère, qu'on avoit confisqués au profit de la couronne lorsqu'en 1661 il se jeta dans le parti du roi d'Espagne. Elle demande tous ces biens-là en vertu d'un privilège que les rois de Portugal ont accordé aux ducs d'Aveiro, par lequel, deux heures avant qu'ils soient rebelles, ils perdent leur bien, dont leurs plus proches parents héritent. Le roi de Portugal, après avoir joui de tous ces biens pendant quelques années, les donna à don Pedro de Lancastre, qui les a gardés jusqu'à sa mort, nonobstant les instances que doua Maria, sa nièce, a toujours faites. Après la mort de don Pedro de Lancastre, qui mourut, il y a six ans, inquisiteur général de ce royaume, le prince régent se mit en possession de tous ces biens. Dona Maria continua ses instances, et elle a enfin gagné son procès, et sera mise en possession de tout ce qu'elle demande, à condition qu'elle viendra demeurer en Portugal. Le duc d'Abrantès, son cousin germain, prétendoit cette succession, soutenant que les filles n'en pouvoient pas hériter; mais elle a allégué l'exemple de dona Juliana, sa grand-mère, qui en hérita et les porta à son mari don Alphonse de Lancastre, qui venoit, comme elle, de don Georges de Lancastre, Bis naturel du roi Jean II. » — Selon le Moréri
ADDITIONS tri CORRECTIONS. 671
(«ni. 1735, tome I. p, 4 et éd. 17511, tome I, p. 03 -b'4), la duchesse, plutôt que de revenir en Portugal, abandonna ses droits au duc de Baiïos, son second lils; celui-ci alla les revendiquer, accepta les clauses de soumis-don à la dynastie portugaise par acte du mois de mai 1732, et prit le titre du duc d'Aveiro. Voyez p. 136, note 2.
Page 138, note 3, ligne 16. La Gazette, aux dates du 28 et du 30 janvier 1700, ne dit pas que Gabriel Ponce ait reçu le duché de Linarès, mais qu'on cherche un domaine équivalent à ériger pour lui en place de Ciudad-Real, donné par Philippe IV à Raymond d'Aveiro.
Page 139, note 5. Ajoutez : « Le Mmrri de 1735 (tome 1, p. 4) dit que l'évèque de Cuença était déjà duc de. Linarès par sa mère, quand il devint duc d'Abrantès, par la mort de son père, en 1720. >•
Page 159, note 7. Sur les majordomes de semaine, voyez aussi cidessus l'Addition n" 302, p. 390-391, et l'appendice XI, p. 514-517 i majordomes de la reine).
Page 172, note 4. Les Lettres de Mme de YUlars à Mme de Coulanges, éd. Courtois, p. 149-430, donnent cette définition delà mantille au temps de Charles II : « Le n'est ni manteau, ni écharpe; cela est de velours en broderie d'or et d'argent ; les unes les ont vertes, les autres incarnates. Elles les portent d'un air particulier, un bout qui passe sous le lira--, cl l'autre sur l'épaule, en sorte qu'elles ont un bras dégagé.... Il esl écrit qu'il faut que les reines n'en portent point, en dussent-elles mourir de froid. »
Page 174, note 6. Sur les dames de la reine des diverses catégories, vovez les mêmes Lettres de Mme de Villars, p. 91-92, 120, 123, 149 et 203-204.
Ibidem, note 9. Mme de Villars dit (p. 149) que les damas sont la même chose que les tilles d'honneur en France, avec de très beaux habits.
Page 177. note (i. ligne 1. On trouve aussi Notre-Dame d'Attoccia dans la Gazette de 1668, p. 761.
Page 190, note 7, ligne 8. Dès 1668, on remarqua que le comte de Miranda, faisant son entrée comme ambassadeur de Portugal à Madrid, avait des livrées à la française {Gazelle, p. 1275, pour 1075). La mode de notre pays triompha lois du mariage de Charles II avec Mlle d'Orléans. Cette princesse emporta pour lui six paires d'habits à la française, comme il en avait déjà eu quelquefois, et on se figura que la gravité du jeune roi ferait un plaisant constraste avec cet accoutrement {Correspondance rie Bussy, tome IV, p. 416); de son côté, il avait ordonné que chacun des gontilshomme de sa chambre se fit faire trois habits de campagne, dont deux à la française (Gazette, 1679, p. 330). L'année suivante, M. de Heliche. ambassadeur à Rome, fit exposer dans l'église des Jésuites les figures de ses deux souverains en babils à la française {Gazette, 1680, p. 106). Yoyezaussi les Lettres de Mme de Villars, p. 102 et 210-211. A la lin de ce règne, la seconde reine, Marie- \nne, introduisit des innovations de costume dans le goût français •
672 UHHTloNS ET CORRECTIOHS.
ei dessus, p. 561. Mais, par contre, lorsque H. de Fuensalida avail pris possession <\u gouvernement de Milan en 1686, son premier soin avail été <lc l'appeler officiellement aux nobles «pie leur devoir était <le revenir à l'habit espagnol (Gazette, p. 237), de marne que H. de Castel-Rodrigo arrivant en Flandres en 1664 (Mignet, Négociations, tome I. p. 322).
Page 490, note 7, ligne 16. A Messine, après le retrait de l'armée d'occupation française, en KI7K, les habitants avaient refusé de quitter leurs habits à la mode de France pour reprendre les modes espagnoles (Gazette, p. 694).
Rage 210, note i. Ajoutez : « On publia, en 1665, à Cologne, un Journal des entrevues des deux ministres de France et d'Espagne dans l'île des Faisans. »
Page 212, note 1, ligne 2. Au lieu de : était ensuite allé, lisez : était alors employé.
Page 217, note 3. Nous avons encore un peu plus loin, p. 366 : « Elle lui écrivoit à découvert. »
Page 218, note 8. Ajoutez cet autre exemple, de .1. de la Fontaine. dans Je vous prends sans verd . vers 183 :
On compte an lansquenet le riche financier.
Page 221, note I. Voyez ci-dessus, p. 582, ce que Louville écrivait alors de cette plaisante expression de saccade du vicaire.
Ibidem, note 5. En 1705, à Kome, don Girolamo l'anlili, voulant épouser, malgré le prince son père et le cardinal son oncle, la tille du duc de Poli, trouva un prétexte pour attirer sous les fenêtres de celle-ci le curé de la paroisse, et, là, en présence du prêtre, ils déclarèrent qu'ils se donnaient respectivement la loi conjugale. Le Pape mit don Girolamo en arrestation et envoya la demoiselle dans un couvent; mais, peu après, le mariage fut régularisé et célébré, avec toutes les solennités requises, à la vigne l'anlili. (Gazette, p. 302, 303 et 343.)
Ibidem, note 7. M. de Mortara n'avait que dix-neuf ans en 1701 : cidessus, p. 580.
Page 223, note 1. M. de Westerloo et l'abbé de Sinzendorf, tils du grand chancelier, étant à Vienne en 1727, au temps de l'ambassade du duc de Richelieu, l'accompagnèrent lorsqu'il alla faire cette évocation qui se termina si tragiquement (Œuvres de Duclos, tome III, p. 311).
Page 231, ligne 1 1. Cotgrave rapporte ce vieux dicton : « Un Espagnol sans jésuite est une perdrix sans orange. ■■ On a vu ci-dessus, p. 200. que l'Amirauté en avait quatre pour compagnie ordinaire.
Page 234, note 5. Lavallée n'a donné, dans la Correspondance générale de Mme de Maintenon, tome IV, qu'une partie des lettres qu'on possède du duc de Bourgogne pendant son séjour en Languedoc. Provence et Dauphiné; feu M. Ratbery en avait publié d'autres, en 1852, dans \e Bulletin du Comité historique, tome IV. p. 144 et 117-118.
Page 252, tin de note. Ajoutez: • M. de Torcy écrivit à Louville
(Mémoires secrets, tome I, p. 1 13) : « Vous le lirez, cet insolent écrit, « et vous le trouverez encore plus insolent que je ne vous le dis. Pour « moi, je pense qu'ils sont déjà honteux de l'avoir envoyé. Il y a de « quoi donner de la colère à devenir canard. »
Page 253, note 4. Ajoutez : « L'inventaire fait à la mort de Jean- Raptiste Poussin, par le magistrat de Hambourg, où il était envoyé extraordinaire depuis trente-cinq ans, ne parle pas de son âge (Affaires étrangères, vol. Hambourg 72, fol. 138). »
Page 259, note 5. Avant de devenir l'auxiliaire de son père, Denis de la Haye avait servi dans l'armée suédoise en Allemagne (1643), puis dans le régiment des gardes, après 1648.
Page 260, note 1. Loret dit (Muse historique, tome I, p. 282) : Je finis par ce période.
Page 261, note 5, ligne 6. Une lettre de Catinat à son frère Croisille, datée de Diblon, le 16 septembre 1694, a passé, le 5janvier 1891, dans la vente d'autographes faite par M. Etienne Charavay, n° 45 du catalogue. Il s'y déclarait très content de son sort, très reconnaissant du passé, et nullement impatient d'être mieux.
Page 293, note 5. Sur le chargement des galions, voyez la Muse historique, tome III, p. 399, en 1661, et la Gazette de 1686, p. 559, 593 et 671. Un des personnages du Joueur, de Regnard, en 1696, dit (acte III, scène vi) :
La flotte est arrivée, avec les galions; Cela va diablement hausser nos actions.
Page 296, note 4, ligne 7. C'est seulement en juin 1687 (Gazette, p. 345 et 393) que la charge de lieutenant général de la mer fut donnée au prince de Piombino, le prince Alexandre de Parme ayant reçu celle de général de la mer, précédemment exercée par le cardinal Jean- Charles de Médicis et par D. Juan, et M. de Villafranca étant passé de celle de lieutenant général au poste de gouverneur général des armes maritimes. — La Gazette de 1701 (p. 341) dit que M. d'Estrées refusa la pension de dix mille écus.
Page 304, note 1. Ajoutez : « Voyez aussi une lettre de Chamillart au premier président de la Chambre des comptes de Paris, dans les Pièces pour servir à l'histoire des Premiers Présidents, n° 681.
Page 307, note 2. M. Rogisic a publié, en 1888, à Agram : Acla conjuralionum Pétri a Zrinio et Francisci de Frankopan,necnon Francisci Nadasdy, illustrantia (1663-1671).
Page 311, note 3. On possède aux Archives nationales, venant des papiers du couvent de Chaillot, le journal du voyage du roi et de la reine d'Angleterre aux eaux de Bourbon et les lettres de la reine ou d'autres personnes à la mère Priolo : K 1302, nos 190-219.
Page 313, note 7. Il y a des détails peu édifiants sur Monsieur et ses joueurs dans Y Entretien de M. Colbert avec Bou'in, publié en 1701, p. 45,52-54, 59, 69-71.
MÉMOIRES m. SAINT-SIMON Mil 43
674 \ MUTIONS ET CORRECTIONS.
Page 346, note de note. Ajoutez : « Presque à la même époque, on 1662, les sujets île Charles II d'Angleterre voyaient se promener ensemble en carrosse la reine Catherine de Portugal, sa rivale la Castle-
maine, et le fils d'i autre maîtresse du roi (II. Porneron, Louise de
Keroualle, duchesse de Portsmouth, p. 13). »
Page 317, note 2. En 1711, lorsque toute la cour vint à Marly à l'occasion de la mort de Monseigneur, on ne put se réunir que dans le salon central, pour défiler ensuite devant le Roi, qui se tenait dans son cabinet. Le baron de Breteuil dit : « Comme l'appartement du Roi perce des deux côtés dans de petits salons qui rentrent dans le salon du milieu, tout le monde entra par une des portes de cet appartement
et sortit par l'autre Les quatre appartements qui environnent le
salon sont égaux et entrent et sortent pareillement dans ces petits salons, de manière qu'en sortant de chez le Roi, toutes les daines et les hommes tirent la même chose chez M. et Mme la Dauphinc et chez Madame, qui occupoient les autres appartements bas, et ensuite on monta dans les attiques qui sont au-dessus de ces quatre petits salons et des quatre appartements, car rien n'est au-dessus du salon du milieu, pour faire la révérence à Mgr le duc de Berry, ;'i Mme la duchesse de Berry, a Madame la Duchesse et à Mme la princesse de Conti fille du Roi, qui y étoient logés. Le degré qui y conduit étoit si peu digne d'une si grande cour, que le Roi prit ce jour-là la résolution d'en faire faire un autre en perdant une des chambres qui composent l'un des quatre appartements bas. »
Page 328, note 2. Pour atténuer l'erreur de Saint-Simon, nous pouvons dire que Madame avait voulu se retirer au monastère de Maubuisson en 1682, quand on la calomniait, et il avait fallu que le Roi s'y opposât (Lettres, recueil Jaeglé, tome I, p. 35-41).
Page 335, note 5. A son entrée dans Paris, le 26 août 1660, la reine Marie-Thérèse avait pour voiture « une calèche, qu'on nommeroit mieux un char de triomphe, couverte dedans et dehors d'une broderie d'or trait, d'une invention toute nouvelle, sur un fonds d'argent; les dehors, devant et derrière, et les côtés ornés de festons de relief, tous brodés d'or et d'argent trait; le dais aussi, brodé dedans et dehors de pareille broderie, avec des festons pendants à l'entour, soutenu de deux colonnes environnées de fleurs de jasmin et d'olivier, hiéroglyphes de l'amour et de la paix ; et tout ce qui devoit être de fer étoit de vermeil doré, et même les roues et le train couverts d'or ducat. » (Gazette, 1660, p. 795.) Dans presque toutes les fêtes de Saint-Cloud (voyez, par exemple, la Musc historique, tome III, p. 32, ou la Gazette de 1673, p. 412), il est question de calèches destinées aux invités.
Page 342, note 7. Olivier d'Ormesson, en 1645 (Journal, tome I, p. 570), et Loret, en 1654 (Muse historique, tome I, p. 570), se servent aussi de guisard. Nous avons encore à Paris la rue Guisarde.
Page 348, note 3. Ajoutez : « Lorsque Madame avait hérité du Palatin, h' premier acte de Monsieur avait été d'acheter une paire de peu-
dants d'oreilles de cent vingt mille livres, et de meubler la galerie du Palais-Royal (Mémoires de l'abbé de Choisi/, tome 11, p. 13-14). Les pierreries de Monsieur furent décrites, à l'occasion de leur mise en vente, dans le Mercure de mars 1702, p. 201-206. »
Page 349, note 5. Nous savons, par le témoignage du duc de Luynes (tome IV, p. 416), que Saint-Simon n'avait pas « un appartement à la ville, à la cour, à la campagne, où il n'y eût le portrait de Louis XIII. » Quand l'inventaire de 1755 se lit à la Fertc-Vidamc, on n'en trouva pas moins de douze.
Page 355, tin de note. Une autre lettre, postérieure de quinze jours (27 juin), qui a été publiée par I.avallée, dans les Lettres édifiantes (tome IV, p, 753), puis par M. Gefïroy (Mme de Maintenon d'après sa correspondance authentique, tome I, p. 340), montre Madame déjà revenue à ses allures brutales. C'est à la contidente, Mme de Ventadour, que Mme de Maintenon écrit : « Je vous conjure, ma chère duchesse, de ne pas souffrir que Madame s'inquiète de la manière dont elle m'aura reçue. La plus grande marque de bonté qu'elle puisse me donner selon mon goût est la liberté, et je me croirois bien avec elle, si elle me renvoyoit quelquefois, ou qu'elle ne me dit pas grand'chose.... » Peuton concilier cette humilité de la marquise avec le triomphe que, selon Saint-Simon, elle avait remporté deux semaines auparavant? De son côté, le 10 août suivant. Madame écrivait à son amie Ventadour : <• Je vais trois fois le jour chez Mme la duchesse de Bourgogne, et y envoie très souvent. Toutes les fois que j'y trouve Mme de Maintenon, je lui parle et fais de mon mieux. Elle est sérieuse; mais je crois que c'est le chagrin de la maladie de la duchesse de Bourgogne qui la rend ainsi. Hors vous, je vous assure que je ne mettrai personne en tiers avec ces personnes-là. J'aurois grand tort, si je doutois, belle Dondon, de votre amitié, me l'ayant témoignée en toute occasion, et je vous assure que j'en ai toute la reconnoissance que je dois, et la conserverai toute ma vie. » (Lettre publiée par M. Etienne Charavay, dans l'Amateur d'autographes, 1889, p. 34.)
Page 361, note 1. Un mémoire fait par Clairambault, à la demande de Valincour et pour le comte de Toulouse, sur la qualité de premier prince du sang, se trouve dans les papiers de la Pairie : Arch. nat., KK 600, p. 873-876.
Page 373, note 5, ligne 5. A propos du passage où l'abbé de Choisy rapporte que c'est le projet de voyage en Angleterre qui fut connu par les révélations du vicomte de Turenne avec Mme de Coëtquen et de celle-ci avec le chevalier de Lorraine, Duclos a fait observer (Œuvres, tome III, p. 411) que le chevalier, étant à cette époque-là en Italie, ne put rien savoir du projet, ni rien en déceler; mais la négociation élait entamée très anciennement, et Monsieur en connaissait l'existence, sinon le projet de voyage, avant l'exil de janvier 1670. Voyez ci-dessus, p. 64 i-645, note. — Selon l'historien moderne de Jean de Witt (tome H, p. 59), M. de Pomponne fut appelé de la Haye pour mettre la négocia-
trice an courant des affaires <1<; Hollande, et il fut « étonné de trouver tant d'étendue d'esprit et de capacité pour les affaires dans une si jeune princesse, quand elle paroissoit née seulement pour les grâces qui fout l'ornement de son sexe. »
Page 426, note t. Aux renvois à lu Muse historique, tome III, ajoutez : p. 2-20-221, 269, 290, 339 et 421.
Page 442, note 3. C'est en avril 1662 que M. de Rournonville fut obligé de se démettre de ses deux charges de gouverneur et de chevalier d'honneur: Musc historique, tome III, p. 496 et 507.
Page 491. Un rapport du 10 février 1701, publié dans le recueil (pie M. Paul Cottin vient de faire paraître sous le titre de Rapports inédits du lieutenant de police René d'Argenson, p. 43-44, a trait à la guérison miraculeuse de l'abbé Faydit, et nous y voyons que la Béate, sentant faiblir son crédit, avait alors l'intention de se pourvoir par-devant les juges d'Église pour faire casser le jugement rendu jadis contre elle, à Toulouse.
Page 539, lignes 6-8. Plus tard (tome XVIII, p. 129), Saint-Simon dira n'avoir pas connu ou avoir oublié le mariage de la tille unique de Mancera et la transmission du titre. Suivant Inihof, cette tille unique du premier lit avait épousé le premier marquis de Melgar, de la maison de Silva. C'est donc par là que le comte de Galvé, marié à la sœur de M. de Villafranca en février 1686, selon la Gazette, p. 139, et mort en 1697, était petit-fils de Mancera. La mort prématurée du comte de Galvé issu de cette union, en décembre 1701, lit passer le titre à Emmanuel-Marie- Joseph de Silva, frère du dixième duc de l'Infantado et septième prince d'Eboli, né le 18 octobre 1677, marié en 1696 à la dernière Villafranca, sœur cadette de celle qui avait épousé Gaspard, comte de Galvé, en 1686. Ce frère de M. de l'Infantado passa en 170b au parti de l'Archiduc, et se remaria plus tard avec une fille du marquis del Carpio. M. de Villafranca était Tolède, comme Mancera, ainsi que le dit Saint-Simon d'après la relation de Louville; mais le fils du premier, Joseph-Frédéric de Tolède Ossorio, duc de Ferrandina, était marié, depuis 1683, à la fille unique du duc de Montalto, et, quant à l'héritier de la fille de .Mancera, ce fut le comte de Humanès, comme je l'ai indiqué p. 196, note 4.
Page 647, note 8. Quelques jours avant Madame, le 12 juin 1670, une tille de l'électeur Jean-Georges de Saxe, mariée au margrave de Bayreuth-Anspach, était morte à l'âge de vingt-six ans, comme Henriette, et, comme elle, d'une manière si subite et si mystérieuse, qu'on parla de poison et qu'il fallut faire l'autopsie; là aussi les parties nobles se trouvèrent toutes gâtées. (Auerbach, la Diplomatie française à la cour de Saxe, p. 409.)
Page 649, note 4. Dans la seconde version de ses Mémoires (tome II, p. X"l), Daniel de Cosnac dit que cette « déplorable mort fut assez subile, mais, par la grâce de Dieu, ne fut pas imprévue. »